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Louis T aborde le cas Julien Lacroix et évoque d'autres histoires

La discussion est sur toutes les lèvres, particulièrement dans le milieu de l'humour, depuis l'article du Devoir dénonçant des inconduites sexuelles de la part de Julien Lacroix. Chacun y va de son interprétation, mais la plupart évoquent une culture du silence entourant les agissements de certaines personnes.

Louis T propose aujourd'hui sur les réseaux sociaux ses réflexions suite à l'affaire Julien Lacroix. L'humoriste, qui a aussi abordé le cas Maripier Morin dans un monologue récemment, se remet en question. Il évoque une liste d'humoristes qui auraient eu, au fil des ans, des comportements déplacés, allant de paroles et comportements vulgaires à l'agression sexuelle. Il ne nomme toutefois pas d'autres noms.

Vous pouvez consulter son texte complet et étoffé ci-dessous. Nous en reproduisons ci-dessous quelques passages pour synthétiser sa pensée.

Il écrit : « En parler ou ne pas en parler? Pas évident… D’un côté il y le silence et l’écoute, de l’autre pendre parole pour contribuer au changement. Le spotlight qui devrait probablement être mis sur les victimes plutôt que les gérants d’estrade.

Dans la balance, j’ajoute mes prises de positions récentes ou moins récentes qui viennent avec une forme de responsabilité, pour être conséquent. Et le silence qui peut parfois être reproché et interprété comme une prise de position en soit. »

Il poursuit : « Il y a un près de 2 ans, une liste d’humoristes s’est mise à circuler dans notre milieu. Des humoristes à qui on reprochait différentes inconduites sexuelles. Allant de propos déplacés jusqu’au harcèlement et l’agression sexuelle. »

L'humoriste explique avoir voulu enquêter pour analyser les gestes reprochés et décider de sa propre attitude à adopter à l'égard de ces personnes. Un courriel d'une internaute concernant Julien Lacroix est venu le confronter.

« [...] je me suis remis en question. Ce que je suis encore en train de faire. Pis c’est pas fini. Mes convictions, le prix que je suis prêt à payer, si j’avais le courage de lever la voix et d’agir quand il y avait de véritables enjeux.

De la fameuse ligne que je cherchais à tracer dans ma tête, entre ce qui est pardonnable et ce qui ne l’est pas. Pis ça m’a confronté, je me suis senti lâche. Pis je me suis dit que je voudrais être plus courageux et plus conséquent à l’avenir.

Ça ne pourra jamais être parfait. Notre métier nous fait travailler avec plein de gens, parfois des gens dont on apprend la présence quelques minutes avant de monter sur scène ou quand la caméra démarre. Mais on peut faire mieux. On peut faire plus.

Et j’entend mes collègues et amies qui doivent se dire, ça va pas se régler à coup de statuts Facebook et d’accumulation de likes. Ça prend des actions concrètes, parfois discrètes, dont on ne peut pas se vanter sur les réseaux sociaux.

Les alliés doivent être près à payer une partie du prix s’ils veulent réellement contribuer. Et je crois surtout, et surtout j'espère, qu’à l’avenir notre milieu interprètera mieux les signaux d’alarmes et surtout les prendront au sérieux. »

Ses réflexions sont louables, comme plusieurs internautes le soulignent en commentaires.

Rappelons que Julien Lacroix est sorti de l'ombre hier pour faire un mea culpa, après une première réplique colérique.

Rosalie Vaillancourt a aussi réagi à la controverse ce matin, elle qui avait corroboré certains éléments dans l'enquête du Devoir.