Publicité
Télé

La série Prescott débarque sur illico+ : Ça brasse au pen!

Prescott

Faisant preuve que le printemps est désormais une période foisonnante pour notre télévision québécoise, illico+ lance à son tour une nouvelle fiction, Prescott, qui plonge les téléspectateurs dans une saga criminelle menée par une imposante distribution.

En débarquant à Prescott, vous découvrirez une petite municipalité qui héberge un pénitencier fédéral, où les membres de deux gangs ennemis se partagent les cellules. À l'extérieur des murs, tous les habitants du petit patelin connaissent quelqu'un qui est en prison. Plus encore, tout ce beau monde semble avoir des secrets à cacher et une peine à porter. C'est dans ce contexte sombre qu'on fait la rencontre de Valérie Trudeau, propriétaire du bar-motel du coin et femme forte, balafrée par la vie, à la tête de la pourvoirie Trudeau.

En proie aux menaces d'une autre famille influente de l'endroit, les Meunier, Valérie découvrira sur ses terres un cadavre coulé dans le ciment. Quelqu'un tente-t-il de l'incriminer? Plutôt que de se retourner vers la police, elle décidera plutôt de mener l'enquête elle-même, aidée par son fils. Pendant ce temps, le diable est aux vaches au pen, alors que l'institution placée sous tutelle est le théâtre d'affrontements brutaux. L'arrivée d'un étranger dans le village pourrait bien changer les choses...

Cette nouvelle proposition musclée nous vient de l'autrice Anie Pascale, qu'on connaît davantage pour son travail de comédienne, et qui avait précédemment travaillé à la scénarisation de la série Boomerang. Dire qu'on est ailleurs relève de l'euphémisme. À Prescott, tout semble tourner de travers. Tout le monde a des problèmes et la moitié de la ville est en prison. Ils semblent tous liés les uns aux autres, bien qu'il soit difficile de placer les morceaux de ce casse-tête rapidement. L'arrivée en cellule d'un joueur de hockey étoile, qui a tué un autre joueur sur la patinoire, fait des vagues. Tellement que le meurtre qui lance la série nous apparaît pratiquement secondaire dans l'intrigue.

La trame narrative, construite pour distiller les détails au fil des épisodes, se montre d'abord opaque. Les personnages sont nombreux et les informations qui les concernent sont livrées rapidement. Ce faisant, bien des téléspectateurs pourraient peiner à comprendre les rivalités présentées à l'écran, voire à adhérer à l'intrigue. Les textes d'Anie Pascale, épaulée de Sophie Fortier et Marie-Ève Bourassa à la scénarisation et d'Yves Lapierre à la script-édition, apparaissent souvent intrigants, mais parfois maladroits. Derrière la caméra, le réalisateur Julien Hurteau (Alertes, Dernière seconde) enveloppe l'histoire d'une atmosphère dramatique.

Devant la caméra, Catherine Chabot continue d'épater en faisant à nouveau la preuve qu'elle peut tout jouer. Son personnage, à la fois blessé et solide, ne manque pas d'attirer les regards. À ses côtés, Lévi Doré hérite d'un rôle plus mystérieux, un fils et agent correctionnel qui ne semble pas tout dire, tandis que Jean L'Italien est parfait dans la peau du grand voyou du village qui en mène large. Étienne Pilon, qui hérite enfin d'un rôle d'importance à la hauteur de son talent, nous montre qu'il a la tête de l'emploi et le charisme pour l'assumer. On aimerait le voir plus souvent dans des premiers rôles.

Soulignons aussi notre bonheur de retrouver à l'écran Mario Saint-Amand et Prinzy Groulx, deux comédiens qu'on ne voit pas assez souvent et qui ont beaucoup de talent. Blaise Tardif, Marc Beaupré, Aurélia Arandi-Longpré, Philippe Vanasse Paquet, Marilyse Bourke, Léokim Beaumier-Lépine, Noah Parker, Caroline Néron, Katia Lévesque et plusieurs autres complètent l'épatante distribution.

Secrets, mensonges, trahisons, corruption, intimidation et idylle, voilà ce que les téléspectateurs retrouveront dans Prescott, dont les deux premiers épisodes sont d'ores et déjà disponibles sur illico+. Les autres seront dévoilés à raison d'un par semaine sur la plateforme.