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Entrevue : Bruno Marcil endosse un rôle de tortionnaire

À mille lieues de son personnage imparfait, mais sympathique de Daniel dans STAT, Bruno Marcil endosse, dans la série In Memoriam, un rôle de tortionnaire, pas si loin du psychopathe. Un rôle audacieux, oppressant et complexe à jouer, pour un comédien dont les preuves ne sont plus à faire.

Nous en avons discuté avec le principal intéressé, dans le cadre du visionnement de presse de la série. Rassurez-vous, Bruno est franchement sympathique dans la vie, à l'encontre de ce nouveau personnage qui vous glacera le sang!

« Mon Dieu que c'est malsain », lance l'acteur en éclatant de rire! « Mais j'ai reçu ça avec tellement d'enthousiasme, parce que c'est amusant d'être dans un univers qu'on côtoie peu, un genre qu'on côtoie peu au Québec, on va rarement dans ces sphères-là. Ça fait vraiment du bien, c'est audacieux. C'est une vraie fiction, mais qui va à fond dans son genre, qui frôle presque l'horreur. C'est un univers formidable! »

Évidemment, dans cet univers qui se déploie sur deux époques, Bruno Marcil endosse le rôle de méchant, celui du patriarche tortionnaire de la famille De Léry, qui place ses enfants dans une position impossible. Rappelons que la fratrie doit affronter une série d'épreuves permettant d'accéder à la fortune familiale de 84 millions $.

(L'article se poursuit plus bas.)

J'incarne celui qui a gâché la vie de ses enfants. Ce sont toujours des flashbacks, donc moi, je n'ai joué qu'avec les enfants.

« C'était vraiment amusant! On a eu beaucoup de plaisir à tourner ensemble. C'était en collaboration beaucoup, avec Marie-Claude St-Laurent aussi qui s'occupait des enfants, qui les coachait. On dialoguait tout le monde ensemble, mais aussi se dire "es-tu à l'aise si je vais là". Chaque fois, toute la gang me disait "Vas-y". Souvent, quand la caméra était sur eux, j'en mettais plus que ce qu'on voit, pour aller chercher l'émotion. »

Le comédien explique toutefois que certaines scènes ont été difficiles à tourner pour lui.

« Je me souviens d'une scène en particulier, une où je bats ma fille. Ils m'avaient dit de les rincer, donc je leur hurlais après. J'improvisais beaucoup, surtout pour aller plus loin dans les regards. Quand on a coupé, je me suis mis à pleurer. J'avais besoin de les prendre dans mes bras parce que c'était quand même une grosse charge. Mais eux étaient contents! (rires) »

La cruauté est présente dans son testament et, malheureusement (rires), j'aurais tendance à te dire que ça ne s'adoucira pas!

L'un des auteurs, Pierre-Marc Drouin, abordait justement avec nous une scène qui fait beaucoup réagir les téléspectateurs. Un entretien à lire ici!

« C'est un thriller qui marche jusqu'à la toute fin », conclut Bruno Marcil.

Pour le moment, les deux premiers épisodes d'In Memoriam sont disponibles sur Crave. Par la suite, un nouvel épisode s’ajoutera sur la plateforme chaque jeudi.

Rappelons que dans le même entretien, Bruno Marcil nous a aussi donné ses impressions sur la finale de saison de STAT, que nous pourrons voir le 25 avril prochain.

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