Depuis plusieurs semaines, nous peinons à comprendre ce qui se déroule vraiment dans la série Les armes, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Les personnages sont nombreux et l'intrigue est aussi touffue, voire alambiquée, que faire se peut. Comme c'est le travail de votre humble journaliste de regarder de la télévision à longueur de semaine, on aurait tendance à penser qu'il serait facile de s'y retrouver, mais non...
Dur dur de suivre Les Armes? Oui, mon colonel! Preuve en est, les messages à cet effet se multiplient sur les réseaux sociaux, des téléspectateurs investis, qui ne lâchent pas le morceau, même s'ils n'y comprennent plus grand-chose. Que se passe-t-il?
Essayons de nous dépêtrer un peu dans cette intrigue, si vous le voulez bien! La première saison avait jeté les bases d'un mystérieux escadron au sein de la base de Kanawata, le JTF16, régi par un seul homme, Allan Craig (François Papineau), et avec ses propres lois. La fin de saison nous laissait comprendre qu'une taupe se trouvait au sein de la base militaire, refilant des informations compromettantes aux Russes. Jusque-là, ça allait bien.
Au début de la deuxième saison, une mission de JTF16 dans le Grand Nord a mal tourné, en raison d'informations coulées par la taupe justement. Ce faisant des hommes ont disparu, dont le fameux Mick Vanier (Émile Schneider) qui avait juré fidélité au JTF16 à la vie à la mort, croix de bois, crois de fer, si je mens, je vais en enfer. Pigé! C'est après que ça se complique...
Dans les 5-6 derniers épisodes, les intrigues se sont emmêlées à tel point qu'il est difficile de voir la lumière à travers ce gros paquet d'informations. La nouvelle police militaire, jouée par Bianca Gervais, serait prête à vendre sa fille pour un peu de fun. Elle s'est mis les pieds dans les plats avec le neveu de Madeleine Philipps (Macha Limonchik), un personnage qui a joué un rôle mystérieux dans le passé d'Allan Craig. Mais quoi? Le neveu (Mattis Savard-Verhoeven), quant à lui, joue du couteau à côté des enfants et se montre plus inquiétant que jamais. C'est lui qui devrait être servi au souper, en côtelettes de préférence, mais il arrive toujours à foutre le camp avant le temps.
Au même moment, le bon Louis-Philippe Savard (Vincent-Guillaume Otis) ne sait plus où donner de la tête pour ramener les choses sur le bon chemin à Kanawata. Son fils étrange lui en veut à mort (pourquoi?), sa femme veut divorcer (eh bien!) et quoi de mieux pour tout oublier que d'aller coucher avec la fameuse taupe (of course!), qui se faufile partout comme si de rien n'était, même sous les draps. Elle arrive même à aller discuter en plein jour avec le mercenaire en otage, joué par ce cher Patrick Labbé qui piétine dans sa cellule depuis de nombreux épisodes, sans que personne ne se pose de réelles questions. Heureusement, Ève Landry revient à la rescousse dans de nouvelles fonctions pour dépatouiller tout ça. On n'a qu'une seule chose à dire : bonne chance!
En plus, le bon curé de Kanawata (Roc Lafortune) est finalement un dealer de dope sans foi ni loi, qui tire les ficelles d'une équipe qui se démène sur la base pour que tout le monde puisse se poudrer le nez en toute impunité. La jeune policière Rose Girard (Audrey Price) est même impliquée dans le coup, remplissant son frigo de la fameuse drogue dont tout le monde semble raffoler, même son nouveau coloc, le soldat Aiden Larochelle (Alex Godbout) qui a été tiré des pattes de l'ennemi pour tomber dans les bras d'Allah. En gros, le diable est aux vaches!
Quant à Mick Vanier (Émile Schneider), Julia Roberts dirait qu'il dort avec l'ennemi. Le soldat se retrouve visiblement au sein d'un groupe ennemi (des Russes ou...?) à jouer aux cartes, se tapocher et boire comme s'il n'y avait pas de lendemain. Tout le monde y parle en français et ça semble à deux pas de la base de Kanawata. Pratique! On se doute bien que le soldat cache son jeu, mais quel est son but? On ne le sait plus. Pas plus que Thomas Dallaire (Frédéric Millaire Zouvi), qui semble plus perdu qu'efficace cette saison-ci, même si Craig estime qu'il a réussi sa mission. C'est toujours notre personnage préféré, mais on aimerait comprendre où il s'en va avec ses skis.
Rendus là, avez-vous autant de misère que nous à vous démêler? On voudrait comprendre, mais on n'y arrive plus.
On suppose que toutes ces ficelles seront attachées à la fin de la saison et que l'auteur Alexandre Laferrière finira par nous expliquer le fin fond de sa pensée. Pendant ce temps, on tape du doigt comme une recrue qui aurait attendu trop longtemps d'avoir son lunch au mess. Heureusement, les comédiens sont toujours aussi efficaces, tout comme la réalisation assurée de Jean-Philippe Duval.
Les armes, où nous entraines-tu? On aimerait bien le savoir!






