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Commencer sa vie si bas : des débuts difficiles pour un personnage d'Empathie

Empathie

Quel épisode poignant nous a été livré hier soir, sur les ondes de Noovo, lors de la diffusion de la première saison d'Empathie! Des mots si divinement écrits, adroitement appuyés par des performances d'acteurs prodigieuses et par une direction photo qui n'a rien à envier aux réalisations d'ailleurs dans le monde. Pas étonnant que cette production ait raflé autant de statuettes au 41e Gala des Gémeaux!

Dès les premières minutes du deuxième épisode, on nous a livré un moment bouleversant du passé de Suzanne (Florence Longpré), une bribe des débuts de sa vie qui frappe l'imaginaire tellement c'est stupéfiant. Guylène Bien-Aimé (Linda Malo) découvre un bébé totalement terrifié, abandonné cruellement dans une benne à ordures. Pendant que la petite s'époumone de détresse, celle qui deviendra sa mère adoptive, on le comprend bien, la colle contre son visage consterné. Une scène douloureuse qui nous soutire frissons et larmes. Puis, dans une scène qui suit, lorsqu'un invité à la table huppée des Bien-Aimé qualifie les patients d'instituts psychiatriques de « poubelle de la société », on se réjouit du sens de la répartie de Suzanne qui réplique: « Tu serais surpris de voir ce qu'on peut trouver dans une poubelle. » Nous avons grandement apprécié ce moment qui nous incite ensuite à ce questionner sur ce qu'est réellement la normalité.

Nous avons aussi beaucoup aimé qu'on allège le drame par moment avec des scènes empreintes d'humour, pensons à celle où Suzanne révèle à son collègue Mortimer Vaillant (Thomas Ngijol) qu'elle a perdu sa femme et sa fille dans un accident. Tout ce qu'il trouve à lui dire est tout à fait inusité : « T'es lesbienne ?! ». Comme si rien de plus important n'était sorti de la bouche de sa complice. On ne peut s'empêcher d'en rire bien évidemment, les personnages aussi, éventuellement.

Plusieurs autres situations nous renversent et nous démontrent toute la richesse des personnages imaginés par Florence Longpré. C'est le cas pour M. Dallaire (Benoit Brière) qui avec son changement de médication doit composer avec des moments de lucidité inhabituels.

Où sont mes frères d'armes ? Je ne veux pas être tout seul...

Ça nous déchire le coeur, tellement son interprète est criant de vérité. Que dire de la finale, lorsque M. Dallaire accepte de laisser partir ses hallucinations pour de bon en se dirigeant seul au fond d'un couloir sombre. Nous sommes absolument impatients de poursuivre l'aventure la semaine prochaine. Lisez notre critique de cette première saison ici.

Ne manquez surtout pas la suite de la saison 1 d'Empathie, les mardis soirs, 20 h sur les ondes de Noovo.