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Patrick Huard témoigne du tournage anxiogène de Bod Cop, Bad Cop qui a mené à son épuisement

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Vous pouvez dorénavant visionner l'entièreté de la série Bon Cop, Bad Cop sur Crave, dans laquelle Patrick Huard reprend son rôle mythique de David Bouchard, un nouveau chapitre dans la saga policière qui se passe entre Montréal, Toronto et la réserve autochtone de Gegaspegiag en Gaspésie. Mais ce n'est pas tout...

La productrice, réalisatrice et compositrice Anik Jean propose, en parallèle sur Crave, un captivant documentaire sur les coulisses du tournage, intitulé Bon Cop, Bad Cop : Histoire de familles, dans lequel elle aborde avec toute l'équipe les dessous d'une expérience de tournage chaotique, voire cauchemardesque, qui a conduit à l'épuisement de son conjoint Patrick Huard.

Le cauchemar des cauchemars

Comme on le sait, l'une des embûches majeures de ce projet fut d'apprendre, à quelques jours d'avis, le désistement de l'autre tête d'affiche, Colm Feore. Une nouvelle d'une ampleur cataclysmique pour l'équipe, qui est abordée dans le documentaire.

Anik Jean indique à ce sujet : « Ça a été très difficile pour la production, mais ça a été difficile pour Patrick. Ça a été un deuil, ça a été une trahison en quelque part. »

Patrick Huard ajoute : « Devoir recaster Colm a été... c'était vraiment un cauchemar, c'était un nightmare. Chaque fois qu'on essayait d'avoir des dates, qu'on essayait d'avoir une réponse claire, c'était super flou. Puis là, on nous demandait à nous des questions, puis peu importe ce qu'on répondait, on n'avait pas de réponse de l'autre côté. Ça mettait en péril tout ce qu'on avait préparé pour le tournage à l'extérieur en Gaspésie, et principalement à Gegaspegiag. »

Ce n'est toutefois pas le seul écueil auquel a été confrontée la production. Un comédien qui fait un AVC et qui doit être remplacé à la dernière minute, des délais, des coûts supplémentaires, des bris d'équipements.... C'est une histoire particulièrement angoissante qui est racontée dans ce documentaire et qui aide à mettre en relief le résultat que vous voyez dans la série Bon Cop, Bad Cop, actuellement sur Crave.

Moi, je me suis rendu à bout dans le projet. Je ne pouvais pas le finir.

Patrick Huard confie avoir souffert d'un épuisement professionnel avant la fin du projet. C'est Anik Jean qui a pris le taureau par les cornes et mené à bien le tournage jusqu'au résultat que vous pouvez voir dans vos écrans en ce moment.

Patrick Huard se montre très sincère à ce propos : « Cette série-là n'existe pas si Anik n'est pas là. Ça ne serait même pas fini... »

Anik explique : « On a réussi à faire des miracles, parce que les enjeux qu'on avait étaient énormes. On a fait l'équivalent de trois films avec un jour de moins qu'on avait pour le deuxième Bon Cop, Bad Cop. Le recast de Martin Ward a causé des retards, des pertes de location, donc des coûts énormes. Ça n'arrêtait pas. Des caméras brisées, un acteur qui a été hospitalisé, qu'on a dû recaster à 48 heures d'avis. Quand le train est parti, tu ne peux pas l'arrêter. Donc, pour réussir à finir le projet, Pat et moi, on a dû remettre tous nos salaires dans le projet. Tout ça a été vraiment tough, mentalement. Je voyais mon chum dégrader, lui de son bord, parce qu'il frappait le mur de la fatigue, puis du surmenage, puis de toute la pression qu'il avait comme showrunner, auteur, réalisateur, producteur, acteur. Man, il est dans toutes les scènes! Alors moi, il fallait que je sois forte à côté. Tout le long du tournage, je tenais mon homme à bout de bras, puis j'étais comme "let's go, man, faut finir ça ensemble, t'es capable, t'es capable". »

Le fils du couple, Nathan, qui joue aussi dans la série, témoigne aussi avec sincérité des effets collatéraux de cette surcharge de travail sur la famille. Évidemment, dans ce projet, il y a aussi beaucoup de beauté, de complicité, de dévouement, de passion et bien plus de choses que vous pourrez comprendre dans ce documentaire près du coeur que nous vous invitons à visionner sans attendre!

Le documentaire Bon Cop, Bad Cop : Histoire de familles, d'une durée de 60 minutes, est disponible sur Crave,.