Vous pensez qu'il y a de la bisbille à Occupation double? Attachez votre tuque avec de la broche parce que vous n'avez rien vu! À compter de ce mercredi sur Crave, vous pourrez voir de la bisbille à la puissance maximale dans La maison des vilains, la nouvelle téléréalité de Bell Média, qui promet de faire jaser.
On y retrouve dix personnalités iconiques de la téléréalité québécoise, de Loft Story à Occupation Double en passant par Les traîtres et Survivor Québec, qui ont fait la pluie et le beau temps lors de leur passage dans nos écrans. Pour ce nouveau tour de piste dans La maison des vilains, ils sont déterminés à semer la pagaille à n'importe quel prix. Le résultat est à la fois hautement divertissant, ludique, puéril et parfois exaspérant. On croirait voir des enfants faire des mauvais coups pour le plaisir!
Alors que Kevins-Kyle Lambert (Loft Story) s'amuse à faire tourner tout le monde en bourrique avec une alarme dissimulée dans le décor et qui sonne à toute heure du jour ou de la nuit, Meriem Houla (Les traîtres) insulte frontalement tous ses complices de jeu, en plus de s'en « battre les steaks » lors des défis. Son attitude générera d'ailleurs un excellent pétage de coche de Laurie Doucet (OD), probablement le premier d'une longue lignée. Dany Simard d'OD ne semble pas complètement comprendre l'impact qu'il pourrait avoir avec ses pouvoirs dans le jeu, ce qui exaspère au plus haut point Priscilla Lanni de Loft Story qui est constamment en « beau tabar*** ». Audrey Morissette (Survivor Québec, Les Traîtres), qui joue les saintes-nitouches, ne semble pas avoir autant de plaisir qu'elle l'aurait espéré et Geneviève Laforce (Les traîtres) essaie tant bien que mal de comprendre comment survivre dans ce jeu. Reste Arnaud Nadeau (OD) et Rayane Azzoug (Survivor Québec) qui semblent légèrement plus stratèges que les autres, de même que Sébastien Tremblay de Loft Story qui nous fait sourire par sa simple présence malfaisante. Bref, c'est absolument chaotique!

La production invite tout ce beau monde, d'une part à cohabiter dans un bungalow à la OD Québec, mais d'autre part à participer à des défis de tout acabit pour remporter le titre de super-vilain. Celui ou celle qui décroche ce titre obtient le pouvoir d'envoyer trois de ses acolytes sur la liste noire et c'est au sein de cette liste de mal-aimés que se trouve le prochain exclu.
Contrairement aux Traîtres, les défis manquent parfois d'envergure, ce qui peut faire flageoler notre intérêt. Ça fouille dans les toilettes et ça se lance des tomates à la figure, tout cela pour avoir du temps d'antenne et décrocher des privilèges et immunités. Plus encore, les candidates et candidats peuvent se donner dans les jeux ou pas, ce qui donne des résultats mitigés. Meriem est un bon exemple de participante qui décide de faire une sieste sur le sol, pendant que les autres joueurs ont le visage dans des latrines sales. C'est frustrant, même pour les téléspectateurs. On aimerait les voir se démener un peu plus, mais on comprend rapidement que l'intention est beaucoup plus de s'enguirlander dans un contexte cérémonial que de se démarquer dans des épreuves. On est loin de Survivor!
Pour superviser ce brouhaha semi-contrôlé, la production a fait appel à Maripier Morin, qui endosse brillamment les atours d'une maîtresse de maison à la fois sexy, irrévérencieuse et complice. Le ton est le bon et celle-ci donne lieu à plusieurs moments croustillants qui vous feront rire. Le résultat est un plaisir coupable, qui fera certainement craquer bien des téléspectatrices et téléspectateurs. Nous avons ri plusieurs fois pendant notre visionnement de deux premiers épisodes, qui seront lancés sur Crave ce mercredi. Des preneurs?



