Nous avons eu le plaisir mardi de visiter le plateau de la deuxième saison de Casse-gueule qui en était à son 22e jour de tournage. Nous avons discuté avec les comédiens sur place et avec le réalisateur Mathieu Cyr, de retour à notre plus grand bonheur, pour la suite des aventures culinaires de Clovis, Ben et Manon.
Toutes les personnes à qui nous avons parlé s'entendaient sur une chose : l'immense talent de celui qui a écrit les textes de la deuxième saison, l'auteur Pierre-Marc Drouin. « On prend une tangente avec la comédie qui se dramatise un peu. On va plus creux dans ce que les personnages ont vécu dans le passé. On va rencontrer le père de Manon, la mère de Clovis, on va comprendre bien des choses », nous confiait le réalisateur, qui a déjà collaboré avec l'auteur sur la série Bonne nuit Chuck.
« C'est un nouvel auteur qui est intelligent, qui est capable d'aller dans le dramatique, tout en punchant très bien », affirmait René Richard Cyr, l'interprète du très coloré Tony Chevalier.
On sait que l'action reprendra exactement là où on nous a laissés, c'est-à-dire sur cette finale explosive où le restaurant voisin appartenant à la cheffe Debbie Wang saute et part en fumée. « Malheureusement, on va perdre le Casse-Gueule, parce que ça s'est très mal fait, le feu chez Debbie Wang, vous verrez pourquoi », nous confiait Mylène MacKay, qui interprète Manon. « On va tous être en choc, ça va être le chaos, puis on va être bien déçus et fâchés de la situation. »
La comédienne nous révélait aussi que son personnage allait s'affranchir des hommes et du regard des autres. « C'est vraiment une saison où elle s'émancipe des hommes de sa vie. On va la voir interagir avec son père, avec Lacombe, avec Clovis, et avec un nouveau personnage joué par Denis Bernard qui est vraiment super. Il s'appelle Gaétan, puis c'est un grand sommelier aussi, donc j'aurai une certaine rivalité avec lui. »
Il va y avoir vraiment beaucoup de revirements, de montagnes russes, mais ça va être pour le mieux pour elle.
Quant à Clovis, il vivra plusieurs remises en question, comme nous l'a confié son interprète, Émile Schneider. « Il va essayer de devenir un meilleur père, un meilleur ami, un meilleur humain. Il va se buter à plein de cailloux. Il va quand même souffrir, mais il va ressurgir, puis sa créativité va être multipliée. »
Ça fait vraiment du bien. C'est extrêmement touchant. Extrêmement drôle, je pense. Les gags sont bons. C'est rythmé.
L'arrivée de ces nouveaux personnages et des nouvelles intrigues qui en découlent permettra donc de quitter par moment le milieu urbain pour se rendre en campagne, comme le soulignait le réalisateur. « On se promène entre la ville et le Bas-Saint-Laurent. C'est super beau, vraiment. On voit des changements de couleur. »
Puisque l'aspect dramatique a été davantage exploré par l'auteur, Montréal nous sera présentée avec encore plus d'intensité. « C'est raw [brut]. C'est un peu plus sale. Un peu plus street encore. Ce qui est vraiment intéressant, qu'on ne voit pas assez dans les séries québécoises », nous expliquait Émile, qui était fier d'ailleurs qu'on montre à l'écran les produits du terroir, les jardins et la nature de chez nous. « On en a parlé avec l'auteur aussi beaucoup en amont, mais ça me tenait vraiment à coeur, cette partie-là. »
Moi, mon père est agriculteur, puis je viens de là. Fait que c'est très important qu'on représente ça comme du monde.
On nous fera saliver tout autant dans cette deuxième saison, grâce encore une fois au talent du chef Antonin Mousseau-Rivard. « Il concocte les choses à sa façon. Ça fait que c'est vraiment très, très beau et bon, parce que j'ai eu la chance de goûter quelques fois », a avoué le réalisateur.
Un souci bien présent aussi pour Émile, à qui est confié la tâche de manipuler la nourriture portée à l'écran. « J'ai continué à cuisiner dans l'année, pour me préparer pour l'automne, pour être le plus prêt possible en cuisine. Fait qu'à l'image, je pense qu'on va essayer d'honorer encore le travail des chefs, puis des restaurateurs, des gens qui sont dans le service, des gens qui décident d'acheter un restaurant, qui se partent une petite entreprise. Toute cette affaire-là, tous les défis humains que ça comporte. »
Nous devrons patienter jusqu'au printemps 2027 pour voir le résultat final, mais nous croyons que cette deuxième saison sera particulièrement savoureuse, du moins, si l'on se fie à ce que Mathieu nous a confié. « On est aussi bons que notre dernière saison! »
Pour vous donner l'eau à la bouche, voyez nos photos prises lors de notre visite de plateau, ci-bas.
En attendant, les 8 épisodes de la première saison de la série Casse-Gueule peuvent être visionnés en rafale sur Crave.







