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Télé

Un épisode de STAT qui ébranle : Les téléspectateurs réagissent

Sur la photo : Suzanne Clément et Mathieu Quesnel

Ce mardi, l'autrice Marie-Andrée Labbé nous réservait un épisode particulièrement difficile de STAT, qui a culminé dans une scène qui marquera les esprits des téléspectateurs pour longtemps.

Évidemment, si vous n'avez pas encore vu l'épisode en question, nous vous conseillons de ne pas poursuivre votre lecture, des détails importants de l'intrigue étant abordés ci-dessous.

Toute cette affaire a commencé par un branle-bas de combat dans la salle d'attente de l'urgence, alors que deux hommes, visiblement intoxiqués, s'en sont pris violemment à un troisième homme. Difficile au départ de comprendre la querelle qui les opposait, un mystère qu'a tenté de résoudre la police ensuite. L'argent semblait être en jeu.

Fidèles à eux-mêmes, l'urgentologue Emmanuelle St-Cyr (Suzanne Clément) et son équipe ont traité tout ce beau monde avec le plus grand professionnalisme. C'est dans les dernières secondes de l'épisode que tout a dégénéré, lorsque l'un des patients, joué par le comédien Mathieu Quesnel (voir sa photo ici), s'en est pris à Emmanuelle dans une pièce isolée, pour finalement l'agresser sexuellement.

La scène, qui a bouleversé tout le monde, a été jouée avec toutes les nuances nécessaires. On constate que la réalisatrice Julie Perreault a souhaité donner du poids à cette séquence en se collant à la vérité, ce qui rendait cette scène d'autant plus troublante.

Les téléspectateurs ont réagi en grand nombre, certains déplorant le haut niveau de violence et d'autres soulignant la pertinence de cette histoire, qui arrive encore trop souvent dans la vraie vie. Les avis sont partagés.

  • « Ce type d’histoire est nécessaire pour montrer qu’il n’y a malheureusement pas de type de victime. Les femmes carriéristes, qui aiment le sexe et s’assument peuvent aussi être victimes de violence sexuelle. Est-ce que c’était nécessaire d’être aussi graphique? Non. Est-ce que ça marche pour sensibiliser le spectateur : absolument. »
  • « C’est difficile à voir, mais malheureusement ça peut arriver dans la vraie vie peu importe le statut social et dans le domaine de la santé c’est fréquent des agressions physique souvent ça passe sous silence à cause de la condition de la personne …. »
  • « Il faut souligner l’excellente interprétation de Suzanne Clément, nous avons vécu le drame à travers son regard »
  • « Justement, excellente performance des acteurs, ça porte à réfléchir, c'est terrifiant, mais ce qui bouleverse dans la fiction peut aider à créer une ouverture, à ce confier, en parler, voire même à dénoncer dans la vraie vie »
  • « Excellente performance. Cette séquence est troublante en fiction alors imaginez quand ça arrive pour vrai, car on se mentira pas, la violence qui termine en code blanc dans les hôpitaux ça arrive plus souvent qu'on pense. Cette scène porte à faire réfléchir. J'ai travaillé 17 ans dans le secteur de la santé et on en voit des codes blancs, malheureusement, ceux-ci sont parfois assez intenses. »
  • « J'ai mal pour elle... Et pour tous ceux et celles qui ont vécu ça »
  • « Y’a des gens qui sont vexés des images, imaginez quand c’est la vraie vie. Le viol ne doit jamais être tabou. Et si ça peut encourager une personne à dénoncer une situation, tant mieux. »

On comprend évidemment que cette agression aura de graves répercussions sur Emmanuelle, de même que sur le reste de l'équipe de Saint-Vincent. Dans l'extrait de la semaine prochaine, on voyait d'ailleurs Emmanuelle, blessée, annoncer la nouvelle à son collègue Jacob Faubert (Lou-Pascal Tremblay). On présume que le prochain épisode sera tout aussi bouleversant.

STAT se poursuit les mardis à 20 h sur les ondes de Radio-Canada.

Nous repartageons ci-dessous un message important publié par la production à la suite de la diffusion de cet épisode.

AVERTISSEMENT. Si les dernières images de cet épisode vous ont fait revivre des événements troublants, n'hésitez pas à en parler avec des proches, ou à communiquer avec des ressources spécialisées pour les victimes d'actes criminels à caractère sexuel.

CAVAC (Centre d'aide aux victimes d'actes criminels) :

Offre des services gratuits et confidentiels (soutien psychosocial, accompagnement judiciaire) partout au Québec.

Téléphone : 1 866 LE CAVAC (1 866 532-2822)

CALACS (Centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)

Offrent de l'aide spécialisée aux femmes et adolescentes victimes d'agressions à caractère sexuel.

Téléphone : 1 888 373-1232