Depuis quelques semaines, la série Vitrerie Joyal cartonne sur Prime Vidéo. On y retrouve notamment Pierre-Yves Roy-Desmarais dans un premier rôle plus sérieux, inspiré du frère de Martin Matte, Christian.
Dans le cadre du lancement de la série, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Pierre-Yves Roy-Desmarais, qui a campé avec sensibilité, tendresse et bienveillance le personnage transformé à jamais par un traumatisme crânien, à la suite d'un accident de la route.
Il nous disait : « C'est une expérience formidable. J'ai vraiment aimé ça. C'était un beau défi. J'étais nerveux. C'est vulnérabilisant et tout ça, mais c'était le fun. »
Il nous confirme en ce sens ne pas avoir rencontré le frère de Martin Matte pour composer son personnage : « C'est un personnage inspiré de son frère, mais je ne voulais pas en faire une imitation. J'en avais parlé beaucoup avec Martin, puis j'ai essayé, entre guillemets, de me l'approprier, mais faire justice à son histoire, puis en faire une entité en soi, avec sa propre identité. »
Le comédien a pu compter sur l'aide du créateur, Martin Matte, pour arriver au résultat désiré : « J'ai beaucoup parlé à Martin. Je voulais vraiment savoir à quoi ça ressemblait au quotidien, disons. Le texte est là aussi, c'est super clair. J'ai voulu rendre justice à la vérité de ça, puis ne pas en faire justement une parodie. De la préparation, des questions. C'est trouver la justesse, la vérité. »
On peut d'ailleurs dire que c'est mission réussie, alors que le personnage de Vincent Joyal a su nous faire rire et nous faire pleurer en quelques épisodes. Pierre-Yves Roy-Desmarais contribue d'ailleurs à l'une des scènes les plus marquantes de la série, dans le dernier épisode, un moment qui ne peut laisser personne indemne. Lisez nos impressions sur la série ici.
Par ailleurs, Martin Matte expliquait ici comment les membres de sa famille ont réagi en visionnant le résultat. Tout cela porté par le souvenir du papa, décédé en 2002 de la SLA (sclérose latérale amyotrophique) à l'âge de 64 ans.




