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Nos constats après une première semaine de La tour

D'abord, disons-le, nous étions de plus en plus emballés par La tour, plus la semaine avançait. La problématique du décalage par rapport à l'actualité a rapidement été corrigée, pour notre plus grand bonheur. Il faut savoir que les enregistrements de La tour se font les mardis et jeudis. Donc, par exemple, les émissions de ce mercredi et de ce jeudi ont été enregistrées mardi, au lendemain de l'annonce des nouvelles mesures du gouvernement.

On doit mentionner aussi que les apartés de Patrick Huard nous apparaissent de plus en plus pertinents, malgré leur nombre parfois excessif. Comme on le disait au lendemain de la première diffusion, il y a aussi, définitivement, un potentiel énorme dans les sketchs qui s'insèrent entre les différentes portions d'entrevues. Si tous ne sont pas désopilants, ils s'avèrent une façon différente et originale de reprendre des bribes de l'actualité, comme ce sketch où les voisins hipsters portaient leur masque sous leur nez. Ils se sont fait invectiver par un Laurent Paquin caustique, qui s'est fait la voix du peuple.

On doit aussi parler des excellents monologues de Patrick Huard en début d'émissions. Pertinents, souvent cinglants et invariablement drôles, ils explorent des sujets chauds de façon judicieuse et introduisent dûment le propos principal de l'épisode. On vous recommande de voir ou revoir celui de mercredi sur la clarté douteuse des annonces du gouvernement au bas de l'article.

Aussi, ce que nous n'avions pas mentionné dans notre première critique, c'est la somptuosité du décor. Les invités ont raison de s'extasier en pénétrant dans le loft de Patrick Huard puisqu'il est magnifique. Que les entrevues/discussions se passent autour de l'îlot de la cuisine ou dans le salon, elles respectent la distanciation sociale sans que celle-ci nous agace pour autant. L'aspect amical de la chose encourage aussi la confidence. D'ailleurs, Brigitte Boisjoli y est allée d'aveux courageux ce mardi.

De savoir qu'une émission comme La tour nous accompagnera pendant ces 28 jours (et peut-être plus; ne nous mettons pas la tête dans le sable) de confinement nous rassure d'une certaine façon. La télé sera un rempart à l'ennui dont nous aurons bien besoin au cours de cet automne frileux et solitaire. Pourvu que les tournages puissent se poursuivre...