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Hôtel des producteurs de O' : Le genre du « soap » saura-t-il convaincre les téléspectateurs?

TVA développe la série Hôtel depuis un moment déjà. Il y a eu quelques retards qui ont forcé son déplacement de plus de six mois dans la grille horaire, mais la nouvelle proposition des producteurs de O' est enfin prête à être présentée au public.

On parle d'un style plus « soapy » que ce à quoi on nous a habitués dans les dernières années au Québec. Avec des succès comme Virgin River sur Netflix, on sent qu'il y a définitivement un engouement pour ce genre spécifique, si souvent boudé par les intellectuels du petit écran, mais les Québécois embarqueront-ils dans cette forme plus appuyée?

L'action de Hôtel débute alors que Jenny, directrice générale de l’Hôtel Dumont, décède dans un accident. Son insupportable frère jumeau Guillaume revient alors en ville, croyant que sa mère a l'intention de lui offre le poste de sa soeur. Malheureusement pour lui, la matriarche a plutôt jeté son dévolu sur la meilleure amie de Jenny, Sarah, qui travaille aussi dans le milieu hôtelier. Cela ne fait évidemment pas l'affaire de Guillaume qui fera tout pour décourager la pauvre Sarah.

En début de parcours, on laisse planer le mystère autour de l'accident qui a enlevé la vie à Jenny. On comprend que Sarah se sent responsable de la tragédie, mais les circonstances entourant celle-ci demeurent secrètes. On nous donnera quelques indices ici et là afin de reconstruire le casse-tête et mieux comprendre les remords de Sarah. Cette énigme nous tiendra en haleine au cours des deux premières semaines, au moins.

Comme le veut la tradition du soap, les personnages d'Hôtel sont dessinés à gros traits, à commencer par celui d'Emmanuel Schwartz, qui n'offrent pas beaucoup de nuances (du moins, pas dans les deux premiers épisodes). C'est un vilain dans la plus pure tradition du vilain : hypocrite, cruel, égoïste, jaloux, venimeux. Son arrivée flamboyante dans la série démontre d'ailleurs toute l'impudence du personnage. À l'opposé, Marie-Evelyne Lessard est l'héroïne par excellente : douce, compréhensive, sensible et vaillante. Il faut dire que la distribution s'avère plutôt inégale. Si certains jouent très juste malgré l'extravagance de certaines de leurs répliques, d'autres peinent à convaincre.

L'idée de bâtir l'intrigue dans un hôtel était brillante. Ce lieu a rarement été exploité au petit écran (à part peut-être dans L'Auberge du chien noir) et il colle parfaitement au genre du « téléroman ». Les clients de l'établissement offrent un éventail inépuisable de nouveaux personnages secondaires et les différents corps de métier permettent une riche palette de protagonistes. On s'intéresse aux destins de tous les employés; de la femme de ménage à la directrice générale de l'hôtel.

On ne doute pas que les autrices Nathalie Bourdelais, Rachel Cardillo, Marie-Frédérique Laberge-Milot et Annie Langlois proposeront une foule de rebondissements dans ce huis clos fécond. Reste à savoir si les téléspectateurs s'attacheront à cette famille, leurs employés et leurs proches... De notre côté, on devra voir plus de deux épisodes avant de s'avouer convaincu.

Voyez nos images du lancement de la série, en présence de tous les artistes et artisans, ci-dessous.

Hôtel est présentée les jeudis à 20h à TVA à compter du 22 septembre.