Festival d'été de Québec

La folie Twenty One Pilots s'empare de Québec

Notre critique
Un spectacle carabiné et époustouflant pour le duo de l'heure.
Charmé

Nous avons bien failli ne pas voir la formation Twenty One Pilotes au Festival cette année. De l'aveu même du directeur de la programmation Louis Bellavance, le groupe tant convoité a été très difficile à convaincre, puisqu'il ne souhaitait pas ajouter de performance en festival à sa tournée. Heureusement pour nous, et peut-être même pour eux, une entente a eu lieu et Twenty One Pilots s'est présenté comme prévu dans la Capitale ce dimanche soir, devant une foule en délire. Les adeptes étaient vêtus pour l'occasion, le jaune était de mise partout sur les Plaines et le coup d'oeil était assez joli. Surtout que l'enceinte naturelle était bondée pour l'occasion.

On les attendait grave et on les réclamait déjà plusieurs minutes avant leur entrée en scène. Heureusement, le duo sensation sait comment faire impression en très peu de temps. Josh Dun et Tyler Joseph ont fait irruption dans un grand boum, devant une voiture qui flambait au centre de la scène, sur la chanson « Jumpsuit ». Masqués pendant les trois premières chansons, les deux talentueux artistes ont semé un vent de folie sur les Plaines. Ils ne sont que deux, mais ils font tout. Pendant la soirée, le chanteur Tyler Joseph s'est promené entre la guitare, la basse, le piano et le ukulélé. Son acolyte, batteur et percussionniste, rythmait la soirée d'une énergie féroce. Sur la très populaire « Heathens », nous avons eu droit à une splendide introduction de piano, pendant laquelle les adeptes ont pu se faire chorale. Pendant « Lane Boy », les adeptes ont eu droit à tout un show de boucane.

Le chanteur n'a visiblement peur de rien, puisqu'il s'est aussi permis un bain de foule sur « Nico and the Niners » et « Holding on to You ». C'était avant de faire sauter tout le monde sur place sur un classique de House of Pain, « Jump Around », puis de nous faire rire avec « Can't Help Falling In Love » alors que Dun prenait place sur les épaules de Joseph pour chanter. Les succès « Ride », « Stressed Out » et « My Blood » ponctuaient la suite. De temps à autre, sous les incitations répétées du chanteur, le parterre se transformait en énorme piste de danse, assez pour soulever un épais voile poussiéreux pendant « Cut My Lip ». Josh Dun s'est aussi offert un bain de foule, avec sa batterie rien de moins, pendant « Cut My Lip ». Puis, le chanteur a fait l'impossible en gravissant la tour qui sert aux éclairagistes pendant le Festival. Stupéfaite, la foule hurlait à tout rompre tout en retenant son souffle. Quand on parle de ne pas avoir froid aux yeux. Décidément, ce spectacle sans temps mort recelait de nombreuses surprises étonnantes.

Personne ne regrettera de s'être déplacé ce dimanche soir pour voir le duo de l'heure offrir ce spectacle carabiné et époustouflant. Eux-mêmes semblaient très émus de l'ovation qui a suivi la grande finale sous confettis. D'une énergie contagieuse, la formation américaine inventive n'a certainement pas fini de faire jaser. Ce n'est que le début. Et on espère les revoir très bientôt, comme ils nous l'ont promis.

Voici la liste des chansons interprétées par Twenty One Pilots ce soir :

  • Jumpsuit
  • Levitate
  • Heathens
  • We Don't Believe What's on TV
  • Lane Boy
  • Nico and the Niners
  • Holding on to You
  • Jump Around (Reprise de House of Pain)
  • Ride
  • Stressed Out
  • My Blood
  • Cut My Lip
  • Morph
  • Car Radio

Rappel :

  • Chlorine
  • Trees

En première partie, le jeune Britannique Yungblud a donné toute une leçon de scène et de rock. Il est arrivé comme une tonne de briques devant une foule hurlante, qui le connaissait visiblement déjà, et son énergie débordante n'a jamais baissé d'un cran pendant une heure. On ne pouvait rêver d'une meilleure première partie pour mettre de l'ambiance et nous avons eu un immense coup de coeur pour lui et son style éclaté et foudroyant. Voyez nos impressions et nos photos ici. La formation suivante, The Glorious Sons, n'avait qu'à bien se tenir. Difficile de passer après une telle dynamo. La formation ontarienne a fait de son mieux pour maintenir l'intérêt avec une performance hard rock musclée, mais l'enthousiasme y était moins. Leur interprétation enflammée de « S.O.S (Sawed Off Shotgun) », leur plus connue, valait pourtant à elle seule une présence.