Guerre ouverte entre Guillaume Wagner et Richard Martineau

Guillaume Wagner lançait son deuxième one-man-show intitulé Trop humain cette semaine. La grande première médiatique avait lieu au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts à Montréal.

Si le spectacle a semblé plaire à la plupart des critiques et médias qui étaient présents, ce n'est pas le cas du journaliste Richard Martineau et de sa femme Sophie Durocher, aussi journaliste, qui ont quitté pendant le spectacle, attirant du coup de nombreux regards.

Au moment où ils quittaient l'enceinte, Guillaume Wagner proposait un numéro sur l'éthique des journalistes et écorchait au passage quelques médias, dont le Journal de Montréal (qui publie les chroniques de Martineau et Durocher) et le Devoir.

Guillaume Wagner s'est insurgé, le lendemain de la première, de l'attitude des deux journalistes : « Par contre je ne peux passer sous le silence l'évènement le plus savoureux de ma jeune carrière. Hier, dans la salle, il y avait Sophie Durocher (qui était à l'origine de la polémique avec Marie-Élaine Thibert) et Richard Martineau. Je me disais qu'ils étaient là parce que malgré leurs personnages de polémistes, ils étaient capables d'une certaine distance, d'un peu d'autodérision. Je trouvais que c'était tout à leur honneur et que ça démontrait une belle maturité… Think again! Suite à un gag sur Richard et un autre sur le Journal de Montréal, ils sont partis en plein milieu, complètement offusqués, faisant une petite scène au passage. »

Le commentaire, que vous pouvez voir en entier ci-dessous, a depuis été vu par plus de 4000 personnes.

Hier soir, Richard Martineau répondait aux commentaires de Wagner dans les pages du Journal de Montréal. On pouvait y lire ceci notamment : « Mais tout de suite après, Wagner enchaîne avec un gag sur les journalistes du Journal de Montréal, qui « écrivent leurs textes avec leur marde »...

Là, désolé, mais non. C'est trop. Joseph Facal écrit ses textes avec sa marde ? Lise Ravary ? Denise Bombardier ? Mathieu Bock-Côté ? Et tous les reporters du bureau d'enquête qui ont débusqué des scandales au fil des ans ?

Non. Non seulement c'est injuste, mais c'est même pas drôle. C'est juste vulgaire. Niaiseux. Huit ans d'âge mental. »

Ainsi, Martineau explique ce qui a poussé sa femme et lui-même à quitter la salle dans ce qu'il ne qualifie pas de scène.

Voilà que Wagner récidive ce matin avec un message pour le moins clair en réponse à l'article « Guillaume Wagner est un menteur » de Martineau. Wagner affiche ouvertement son opinion à propos des deux journalistes et invite au passage ses adeptes à utiliser leur jugement à la lecture des textes d'opinion de ceux-ci.

« Pour la petite scène, ça ne s'est pas passé dans la salle, mais plutôt dans le lobby. Apparemment, le couple était loud et fâché. Mais bon, c'est ce que les employés m'ont raconté. Évidemment, je ne l'ai pas vu. J'étais comme un peu occupé. Ils ont peut-être exagéré à la vue de mon visage émerveillé par la nouvelle d'avoir gâché la soirée d'un des couples les plus malsains du Québec. De toute manière, pour ce que ça change. Se lever en plein milieu d'un spectacle, à une première médiatique, devant les journalistes, suite à des gags qui nous impliquent de près et de loin, on peut appeler ça une scène. Du théâtre de petits polémistes imbus d'eux-mêmes. Et comment ils se défendent d'avoir fait une scène? En faisant une scène dans les médias. Du grand art. Pauvre Richard, il s'accroche à ce qu'il peut pour garder la face. »

Il ajoute : « Ces deux personnes frôlent la maladie mentale. Ça se sert d'un journal pour raconter n'importe quoi, régler ses petits comptes personnels, se vautrer dans des enfantillages, et après ça s'offusque d'une pointe envers ce même journal. »

Le commentaire de Wagner peut être vu ci-dessous.

La guerre est visiblement ouverte entre les deux personnalités et personne n'en sortira épargné, visiblement. On dirait bien que Wagner a du mal à se tenir loin de la controverse. On n'avait pas encore oublié l'histoire avec Marie-Élaine Thibert... Quant à Martineau, il s'est souvent placé dans des situations semblables avec ses textes qui ne laissent personne indifférent, pour le meilleur et pour le pire. Que sera la suite?

Guillaume Wagner offrira sa première médiatique dans la ville de Québec le 13 octobre prochain.