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Grosse dose d'amour pour Jean-Thomas Jobin et Rita Baga à Juste pour rire

Avant même que les animateurs de la Soirée Carte Blanche Juste pour rire de ce vendredi, Jean-Thomas Jobin et Rita Baga, fassent leur entrée sur la scène de la Salle Wilfrid-Pelletier, les spectateurs les ovationnaient déjà. On sentait avant même leurs premiers mots tout l'amour que le public québécois porte à ces deux anciens candidats de Big Brother Célébrités.

Ont-ils livré la marchandise et répondu aux attentes de leurs fans? On peut dire que oui, bien qu'ils n'ont pas été aussi impeccables que Simon Gouache la veille. Leur complicité évidente et les tenues extravagantes de la drag queen ont su compenser pour la faiblesse de certains passages. Évidemment, il a été question de Big Brother dans leur numéro d'ouverture. Ils sont revenus sur le fait que Jean-François (alias Rita Baga) ait été éliminé dans les premières semaines de la compétition, alors que Jean-Thomas a remporté les grands honneurs. Au cours de la soirée, on a même eu droit à l'apparition éclaire de François Lambert.

En milieu de parcours, le duo nous a transportés aux funérailles de Papa Prune, la chatte de Jean-Thomas Jobin, décédée en mai dernier. Le sketch mettait aussi en scène les humoristes Korine Côté, Mathieu Dufour et Christine Morency, et nous a proposé certaines lignes mémorables, dont Math Duff qui dit à Korine qu'il a prévu louer le pont Jacques-Cartier pour faire un méchoui, et elle de lui demander : « Mais, c'est quoi ta job? », ce à quoi il répond : « Personne ne le sait ». Christine Morency, toujours hilarante, s'est également démarquée en tâchant d'être une meilleure pleureuse que Rita Baga.

Julien Corriveau a aussi participé à un sketch avec les deux animateurs en tant qu'ancienne drag queen (Cléopâtre et papier) transformée en homme blanc hétéronormatif après l'ingestion d'une pilule miracle.

Du côté des invités, c'est Alex Perron qui a le mieux tiré son épingle du jeu. Il a ouvert le bal avec un numéro formidablement bien écrit sur le fait qu'on doit faire attention à ce qu'on dit dans la sphère publique, particulièrement en humour. Il a repris la blague de Pet et Répète, mais sans la moindre possibilité d'un scandale ultérieur. Il a donc raconté l'histoire de deux oiseaux sur une branche en ajoutant des remarques et des spécifications à chacun de ses énoncés. « Cette blague est sous la supervision du ministère de la Faune »; « Les membres ont été élus par les oiseaux eux-mêmes dans un processus démocratique et équitable ».

Parmi les autres humoristes présents, Virginie Fortin s'est présentée sous les traits d'un macho déplacé en veste de cuir du nom de Pat Pratte. « Pour moi, fifi ça ne veut pas dire gay, ça veut dire tapette. » L'idée du personnage n'était pas mauvaise, mais il y avait peut-être un peu trop de niveaux dans son numéro pour atteindre la cible (une femme déguisée en homme qui fait des blagues volontairement scabreuses et insipides dans le but de déclencher des rires francs et d'engendrer une réflexion sur la masculinité toxique).

Erich Preach, de son côté, a parlé de la réception par le public de certains gags, dont un sur les grosses, et Mélanie Ghanimé a raconté les aléas de sa première communion. L'humour absurde et décalé de Brian Piton n'a malheureusement pas rejoint le public, qui semblait plus confus qu'épaté par la performance du jeune humoriste de la relève.

Finalement, Jean-Thomas Jobin et Rita Baga nous ont livré une soirée inégale, mais somme toute agréable, pimentée par les robes étincelantes et l'énergie contagieuse de la principale intéressée.