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Vincent-Guillaume Otis dans le film Norbourg : « Je joue l’être vil et stratège »

Au lendemain de la conclusion de District 31, le comédien Vincent-Guillaume Otis débarque sur nos écrans de cinéma dans le thriller financier Norbourg. Dans celui-ci, l’acteur incarne Éric Asselin, le bras droit de Vincent Lacroix, joué par François Arnaud, et l’éminence grise dans le plus gros scandale financier connu au Québec. Maxime Giroux réalise le projet qui vous tiendra en haleine, malgré un sujet plutôt pointu. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Vincent-Guillaume Otis, dans le cadre de la tournée promotionnelle du film. Le comédien parle d’un beau défi, aux antipodes du rôle qu’il tenait dans District 31, et qui fait acte de mémoire.

Le long métrage revient dans le Montréal du début des années 2000. On y voit la montée exaltante puis la chute brutale de la firme de gestion d’actifs Norbourg et de son jeune PDG Vincent Lacroix, qui, grâce à des stratagèmes frauduleux, détournera des centaines de millions de dollars avant d'atterrir en prison.

Le film a connu plusieurs reports, en raison de la pandémie. Voilà qu’il débarque dans toutes les régions du Québec ce vendredi 22 avril. « C’est le meilleur timing au monde », lance d’emblée le comédien en parlant de la sortie du film, au lendemain de la finale de District 31. « C’est comme la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre. Ça me permet de parler de Norbourg et de District en même temps. Ce sont des personnages qui sont complètement à l’opposé. Dans District, je joue pratiquement le superhéros, à la morale impeccable, tandis que dans Norbourg, je joue l’être vil et stratège. »

Celui-ci explique pourquoi il fait ce métier et pourquoi ce rôle dans Norbourg lui convenait bien : « Moi, je fais ce métier-là pour trois raisons. Je veux me transformer le plus possible. Je veux que ce que je fais ait une résonance sociale, une portée sociale. Enfin, je veux essayer de divertir les gens le plus possible. Quand Norbourg arrive, pour moi, c’est comme un sans faute. Comme District 31 aussi qui est tombé dans toutes les cases. »

Celui-ci vante le projet Norbourg, qui allie divertissement et devoir de mémoire : « Les gars [Le réalisateur Maxime Giroux et le scénariste Simon Lavoie] ont réussi à faire avec des comptables et des bureaux un thriller financier. C’est extraordinaire et on ne le dit pas assez. C’est important aussi de dire que c’est un film qui sert à ne pas oublier les victimes. Ça sert à rappeler aux gens qu’il faut être vigilant, c’est un devoir de mémoire Norbourg. Mais c’est un maudit bon film! Maxime voulait faire un bon film américain, dans le sens noble du terme. C’est réussi, complètement! »

Il nous parle de l’élaboration de son personnage, qui est évidemment tiré d’une personne bien réelle : « Moi, je suis parti du principe qu’Éric Asselin était un être motivé par l’amertume, l’envie et la frustration. Ça, c’est des affaires de base, qu’on a tous. C’est juste que je suis plongé dans ça et j’ai développé ça. […] C’est un manipulateur, c’est un bon acteur Éric Asselin. Il faut qu’on y croie, qu’il y ait une certaine sincérité, parce que, sinon, comment veux-tu que les gens avec qui il a travaillé l’aient cru? »

Vincent-Guillaume Otis invite les cinéphiles en salles : « D’un point de vue purement divertissement, vous allez voir un très bon film américain dans toute la noblesse du terme. C’est un thriller financier haletant, extraordinaire, et c’est là qu’on tombe dans l’oeuvre d’art. Il y a une résonance sociale, le film fait réfléchir. C’est un divertissement intelligent. »

Notez qu’on pourra voir Vincent-Guillaume Otis au Théâtre du Rideau vert la saison prochaine, dans la pièce Le fils mise en scène par René Richard Cyr. Plus encore, le comédien, véritable chouchou des Québécois après l’aventure District 31, nous confirme qu’il est en négociation pour un nouveau rôle à la télévision, qui sera certainement dévoilé bientôt, si les choses se concrétisent. On espère évidemment l’y retrouver très bientôt.

Norbourg prend l'affiche dans les salles de cinéma du Québec ce vendredi 22 avril.