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Véro revient sur certains propos controversés qu'elle a tenus à Tout le monde en parle

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Lors de son passage à Tout le monde en parle pour parler de la série Dans l'oeil du cyclone, Véronique Cloutier a abordé avec Guy A. Lepage cette tendance de la « mère à boutte/mère indigne ».

« J’ai expliqué que, tout en me sachant privilégiée d’avoir l’aide d’une gardienne à la maison depuis 18 ans, il arrive que mes enfants m’énervent, moi aussi, mais que je ne me reconnais tout simplement pas dans cette «mode» des mères qui ont besoin d’un verre de vin pour endurer leurs enfants », indique-t-elle dans un éditorial publié dans la plus récente mouture de son magazine.

« Les jours suivants, plusieurs mamans m’ont écrit avoir été soulagées d’entendre une mère de trois enfants qui travaille, exprimer un inconfort sur la tendance des «mères à boutte». J’ai aussi reçu quelques messages de mamans offusquées qui se sont senties attaquées par mes propos… et j’en étais vraiment désolée », précise-t-elle.

Elle étoffe sa pensée ainsi : « Je ne suis pas à boutte d’être une mère, mais je ne suis pas une maman en parfaite harmonie avec la maternité non plus. J’ai l’impression que nous sommes toutes pareilles. On a toutes des journées de rêve, du genre : les enfants s’entendent bien, les brassées de lavage roulent entre deux batches de muffins santé (qu’ils mangent sans dire ark!), on a de la patience et des sourires jusqu’au coucher. Et on a toutes, aussi, des journées poches : tout le monde se chicane, ça crie, le plus jeune commence à faire une otite, on est en retard au cours de gym, on manque de temps pour le lavage pis les lunchs, les enfants mangent des chips pis des céréales pour souper. »

Elle ajoute : « Quelques personnes m’ont écrit que je ne pouvais pas comprendre ce que c’est que d’être au bout du rouleau parental, étant donné que j’ai «des nounous 24/7 depuis toujours» (ce qui est faux). Moi, c’est ça qui déclenche ma sirène de culpabilité et le besoin de me justifier. Comme si je ne m’étais pas occupée de mes enfants, comme si je ne m’étais pas levée toutes les nuits pour eux, comme si je n’avais pas ramassé leur vomi, consolé leurs peines et fait des maudits muffins santé. »

Elle termine en disant : « En 2021, on le sent, la société essaie de devenir meilleure et bienveillante. Et si on ajoutait le mom-shaming à la liste des choses à bannir?

Je vous aime les mères parfaites, les mères à boutte pis tout ce qu’il y a entre les deux. »

Amen!

Voyez ici la magnifique couverte de l'édition printanière du magazine Véro.