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Critique et galerie de photos

Retour de Gilmore Girls sur Netflix : du bonbon pour les nostalgiques

Adeptes de Gilmore Girls, je m'adresse à vous. Soyez dès maintenant rassurés, vous retrouverez dans Gilmore Girls: A Year in the Life de Netflix absolument tout ce que vous aimiez de la série originale. Que ce soit le charme bucolique de la petite banlieue fictive du Connecticut, la pléthore de personnages colorés à l'humour décalé, les dialogues vifs et intelligents truffés de références culturelles, les tasses de café ou le sentiment d'être témoin d'une histoire vraie qui a le pouvoir de résonner en chacun de nous. Rebienvenue à Stars Hollow!

Vous retrouverez dans
Gilmore Girls: A Year in the Life
de Netflix absolument tout ce que vous aimiez de la série originale.

Le récit reprend au même endroit où on s'est laissé en 2007, sous le gazebo de la place publique. Lorelai (Lauren Graham) retrouve Rory (Alexis Bledel) après plusieurs mois d'absence. Les deux femmes retombent rapidement dans leurs habitudes de papoter à la vitesse de l'éclair, dans ce lieu idyllique qui semble avoir été épargné par le temps. Dès lors, tous les efforts sont déployés pour combler les nostalgiques. À commencer par les nombreuses apparitions qui surviennent dans la première demi-heure de l'épisode « Hiver » et qui nous permettent de renouer avec plusieurs de nos personnages préférés : Miss Patty, Kirk, Lane, Taylor et bien sûr Luke. Les décors ont été recréés à la perfection, l'atmosphère enivrante est toujours la même, les clins d'oeil à la série originale sont nombreux (« I smell snow »), les textes d'Amy Sherman-Palladino sont pleins d'esprit et le bonheur est à son comble.

On entre finalement dans le vif du sujet. L'épisode d'hiver s'intéresse au départ soudain de l'inoubliable Richard Gilmore, qui était interprété par le regretté Edward Herrmann. On verra donc les femmes du clan Gilmore tenter de faire le deuil de cet homme qui a marqué leur vie à jamais. Des adieux nécessaires qui viendront certainement tirer quelques larmes aux plus mordus. Des confrontations sont à prévoir entre Lorelai et sa mère Emily (Kelly Bishop) et celles-ci risquent de laisser des traces. L'épisode du printemps s'attarde quant à lui à la crise existentielle que traversent les femmes Gilmore, à commencer par Rory qui cherche désespérément ses repères professionnels et amoureux. Lorelai se questionne quant à elle sur son futur tandis qu'Emily tente de réorganiser sa vie sans l'homme qui l'épaulait depuis 50 ans. Croyez-moi, j'attendrai avec impatience de voir les deux derniers épisodes qui ne nous ont pas été dévoilés.

Tout y est pour donner le grand frisson aux nostalgiques et créer de nouveau la dépendance. Charme, humour, émotion et nostalgie : voilà une combinaison qui rime avec visionnement en rafale. On craque encore et toujours!

Si l'exercice n'est pas sans faille - notamment d'un point de vue narratif alors que l'histoire prend un moment à s'installer et que certaines intrigues secondaires auraient pu être écourtées - le vrai bonheur réside dans le fait de retrouver les interprètes talentueux de cette fresque originale dans des situations familières. Lauren Graham et Alexis Bledel forment toujours cet incroyable duo mère-fille qui nous faisait craquer à l'époque. Scott Patterson est toujours aussi attachant dans la peau de ce Luke bourru, mais bien intentionné. Sean Gunn nous fait rire avec Kirk et ses nouvelles lubies. Même chose pour Michael Winters et son Taylor Doose. La liste pourrait s'étirer longuement. Après deux épisodes, plusieurs personnages manquent toujours à l'appel.

Au final, même si l'exercice a assurément des visées pécuniaires, on ne peut nier que Netflix frappe dans le mille en ressuscitant cette série bien-aimée. Tout y est pour donner le grand frisson aux nostalgiques et créer de nouveau la dépendance. Charme, humour, émotion et nostalgie : voilà une combinaison qui rime avec visionnement en rafale. On craque encore et toujours!

Note : rappelons que la série sera disponible en anglais et en français dès le 25 novembre prochain.