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Paul Larocque à Chanteurs masqués : il floue tout le monde sauf un de ses proches!

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Lors du troisième épisode de la 6e saison de Chanteurs masqués diffusé hier à TVA, Paul Larocque a dû quitter l'aventure, mais non sans fierté. Le journaliste et animateur, qui arborait un majestueux costume cuivré de faucon, a en effet réussi l'exploit de flouer tous les enquêteurs de l'émission avec sa version intrigante de la chanson « La dame en bleu » de Michel Louvain. Sam Breton et Mélissa Bédard ont cru qu'ils étaient devant l'athlète Étienne Boulay, Stéphane Rousseau pensait que c'était Denis Coderre qui tenait le micro alors qu'Anouk Meunier misait sur Denis Lévesque.

« C'était vraiment l'objectif que j'avais [de tous les duper], parce que j'allais là pour le plaisir. À cause de mon métier, j'ai une voix qui est connue, qui est reconnaissable. Il fallait que je trouve un subterfuge pour essayer de jouer le jeu au maximum. J'étais vraiment content de ça. »

Je vais mettre ça à mon CV, je pense!

Le journaliste et animateur nous confiait que la surprise avait été générale pour ses proches aussi qui ne l'ont pas reconnu, sauf une personne perspicace! « J'ai une filleul qui m'a reconnu, paraît-il, à la première minute. C'est sûr, quand tu sais, tu réécoutes après, j'ai quand même quelques intonations naturelles là-dedans. Je ne suis pas un imitateur non plus! »

Même si Paul a grandement apprécié son expérience, il avouait toutefois avoir vécu une bonne dose de stress. « C'est la première fois que j'enregistrais une chanson en studio. Je leur faisais confiance, ç'a très bien été, je voyais par leurs réactions que ça allait être correct. Sur le plateau, c'est toute une production. Honnêtement, il faut y aller une fois pour comprendre. Tu arrives là, le secret est tellement important! Ils viennent te chercher dans le stationnement dans une wagonnette, tu embarques là-dedans, tu enfiles des vêtements pour cacher tes propres vêtements, capuchon et verres fumés. Il y a un minimum de personnes de la production qui te voient et tu ne vois pas les autres concurrents non plus. »

C'est impressionnant. C'est comme un roman d'espionnage.

Outre l'aspect rocambolesque de l'aventure, le costume a été pour lui, une autre paire de manches. « Quand t'enfiles le costume, je lève mon chapeau à tout ceux qui ont fait l'expérience, la lourdeur, ce n'était pas un problème, mais il fait chaud là-dedans! Oh qu'il fait chaud! Le gros coefficient de difficulté, il est là. Mais l'adrénaline étant ce qu'elle est, une fois que tu es sur scène et que c'est parti, il n'y a pas de souci. » Ce qu'il a trouvé le plus difficile par-dessus tout n'a rien à voir avec son accoutrement : « C'est de garder le secret! C'est quelque chose. Tu n'as pas le droit d'en parler. C'est un peu frustrant [rires]. Ça, c'était le plus difficile. Le plus agréable, c'est quand j'ai vu la figure des quatre enquêteurs. Là, j'ai compris que j'avais réussi. J'étais vraiment content de mon coup. Parce qu'ils étaient totalement subjugués. »

Paul ne regrette absolument pas de s'être prêté au jeu. « Je ne suis pas sûr que j'aurais accepté il y a quelques années, mais rendu où j'en suis dans ma carrière, ceux qui me connaissent personnellement savent que j'ai un côté un peu givré de temps en temps. Mon métier fait en sorte que je garde ça très privé, je garde ça pour moi, c'est normal. Mais en même temps, je me disais que c'était un défi, ça sort du confort de la routine du travail. »

S'il avait poursuivi l'aventure, le journaliste et animateur aurait présenté « Fait comme un oiseau » de Michel Fugain, à la façon de Jacques Parizeau. « Il avait une voix caractéristique. Le timbre ressemble un peu à Michel Louvain. C'est drôle à dire, mais c'est pour ça que c'était plus facile pour moi. Alors, c'est ça. Je ne sais pas ce que M. Parizeau aurait pensé de s'entendre! »

Chanteurs masqués est diffusée les dimanches à 19 h à TVA et en rattrapage sur TVA +.