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Critique

Mensonges 2 : Des bonbons, des ballons et des meurtres

Pour sa récidive,
Mensonges
a affuté ses couteaux et précisé ses techniques d'intervention pour un meilleur résultat, plus foudroyant encore que la première fois.

J'ai écouté les dix épisodes de la deuxième saison de Mensonges avec intérêt cette fin de semaine. Ce ne fut pas une obligation, mais un plaisir coupable que de visionner chacune des enquêtes du groupe d'investigation d'Addicktv. Pour sa récidive, Mensonges a affuté ses couteaux et précisé ses techniques d'intervention pour un meilleur résultat, plus foudroyant encore que la première fois.

Le jeu est d'autant plus juste, la réalisation plus sentie et les textes davantage peaufinés. Il y a bien sûr quelques petits accrochages, notamment au niveau de la pertinence de certaines scènes qui s'aventurent sur des chemins risqués provoquant l'étonnement puis le décrochage du spectateur, mais elles sont assez peu nombreuses et ne gâchent pas le plaisir que nous avons à dévorer la saison 2 de Mensonges.

Celle-ci renferme beaucoup moins de huis clos que dans la précédente. Un nouveau patron force l'héroïne à s'éclipser davantage de sa salle d'interrogatoire pour s'aventurer sur le terrain ce qui, inévitablement, entraîne aussi le spectateur sur les scènes de crime. Cette idée de huis clos n'a, par contre, pas été abandonnée complètement, et nous en sommes particulièrement satisfaits puisque c'est précisément cet élément qui différencie Mensonges des autres séries policières québécoises.

Le duo Julie Beauchemin (Fanny Mallette) et Maxime Moreli (Éric Bruneau) prouve à nouveau son efficacité, mais dans cette deuxième saison c'est davantage le personnage de Bob Crépault (Sylvain Marcel) qui donne droit aux moments les plus mémorables. Gaffeur, maladroit, sentimental et fondamentalement bon, Bob est l'un de ces protagonistes du petit écran qu'on ne peut s'empêcher d'aimer.