Hier, Showbizz.net a rencontré le duo de « gentils vilains » que forment Réal Béland et Guy Jodoin, pour en apprendre un peu plus sur l'émission Mauvaise Influence qui est disponible à compter d'aujourd'hui sur la plateforme illico+.
L'idée d'un projet télé de pranks, c'est-à-dire de coups pendables mais inoffensifs, a d'abord germé dans l'esprit de Réal qui a rapidement contacté Guy pour lui proposer. « J'ai toujours joué des tours, j'ai commencé ma carrière à Surprise sur Prise. Ç'a été mon premier contrat télé. Donc j'ai été élevé dans les mauvais coups. [...] Pis Guy, lui, de son bord, quand il était plus jeune, il faisait des mauvais coups aussi avec Christian Bégin, Bruno Blanchet aussi. Donc les deux, on vient des mauvais coups. »
C'était comme naturel qu'à un moment donné, on en fasse ensemble.
Après avoir imaginé plus de 250 farces, une pause COVID obligée et le départ de Guy à l'animation du Tricheur, le projet a enfin pu voir le jour, mais pas sans un effort supplémentaire audacieux de leur part, une idée encore une fois signée Réal. « On est allés le vendre aux diffuseurs en les " prankant ", mais solide! »
En effet, c'est en leur tendant un piège impliquant des colonnes de son et des trames de bruits de construction, que les acolytes ont servi leur médecine à leurs futurs collaborateurs. « C'était le bordel total. Tout le monde s'excusait, mais c'était nous autres qui les piégions», nous a fièrement confié Guy. Ce qui a finalement porté fruit, puisque l'aventure rocambolesque s'est ensuite amorcée, donnant des moments de télé uniques et hilarants.
Ainsi, vous pourrez voir le duo espiègle revêtir notamment des habits d'inspecteurs de la ville pour faire croire à leurs victimes que leurs taxes peuvent augmenter si ce qui se trouve dans leur maison est trop luxueux. « Guy, il dit à la madame : " Nous autres, on est là pour la prévention. Quand les inspecteurs vont venir, cachez les choses de luxe. Vous avez combien d'ustensiles? 12 cuillères? C'est trop. Mettez-en de côté, enlevez-en quatre! »
Les complices ont aussi inventé une visite importante de la part d'un ministre suisse pour que d'autres propriétaires se débarrassent de tous leurs objets contondants. Cela a engendré un moment tordant où Réal s'est transformé en pseudo-terroriste. « C'était un test. Il montait en haut, puis il faisait : "Je suis un terroriste! [avec une drôle de voix]" Puis là, ils [les victimes] se cachaient dans un bunker, mais qui était leur place où ils mettaient les patates, les carottes, les tomates. »
S'ils se font prendre ainsi au jeu, c'est parce que le duo a su mettre savamment la table auparavant, comme l'a précisé Guy. « On reste longtemps dans la maison, on gagne leur confiance. Quand la personne, elle commence à s'allumer, c'est que là, elle vient d'embarquer. Elle vient de dire, genre: "j'embarque dans ton gag." »
Réal a souligné, quant à lui, qu'ils ont pris le temps chaque fois d'élaborer avec soin les différents scénarios envisageables avant de se lancer, ce qui a aidé assurément à leur réussite.
Un peu comme aux échecs, on prévoit plusieurs coups à l'avance.
Tout ça avec la difficulté supplémentaire de porter des caméras cachées sur eux, ou intégrées à des accessoires qu'ils trimballent. Il y a aussi toujours la possibilité que ça puisse tourner mal. « Il y a un monsieur qui a dit : "vous allez trop loin, je vais appeler la police." On n'a pas paniqué, on aurait pu, mais on a fait : "oui, appelez la police. Même nous, on trouve que ça n'a pas de bon sens!" » Sauf qu'une fois sorti de la maison, l'homme en question s'est fait expliquer la situation par l'équipe technique qui accompagnait les vilains.
Il est devenu notre complice!

Parmi les coups de coeur de nos arnaqueurs, une histoire d'escargots à l'Oratoire Saint-Joseph ou sur un terrain de baseball féminin, une autre de petits vieux qui montent une pergola dans une quincaillerie avant de l'avoir achetée ou encore celle d'un poney qu'un Réal anxieux trimballe avec lui en guise d'animal de compagnie. « Je m'en vais chercher un prêt à la banque, puis je rentre dans le bureau avec mon poney. »
C'est malade, le gars, il capote! Le poney mange ses feuilles!
Les deux hommes partagent une superbe complicité et un respect profond l'un pour l'autre, ce qui contribue grandement au résultat à l'écran. « Réal, il est un magicien des voix, pis c'est pas juste de faire une voix différente, mais lui, il habite sa voix, pis ça, ça m'impressionne beaucoup. [...] J'ai le goût de devenir aussi bon que lui! »
« Guy, son espèce de façon d'être verbomoteur, de ne jamais arrêter de discuter avec les gens, me donne l'occasion de prendre mon élan, c'est pour ça que ça se passe tellement bien. »
« C'est vrai, moi j'hypnotise la personne, pis lui après, il fait : "Pow! [coup de circuit]" Ça m'impressionne tout le temps parce que je fais : "Wow, quelle phrase de feu! Ça c'était fort!" »
On peut dire que Mauvaise Influence promet des moments de télévision inusités et savoureux, comme nous l'a confirmé d'ailleurs celui qui a imaginé le concept. « C'est un buffet chinois! Peut-être que t'as pas aimé le premier, mais le deuxième va être différent, pis si t'as aimé le deuxième, fais attention parce que le troisième ne sera pas pareil. Chaque gag est très différent, il y en a qui sont plus physiques, et d'autres plus verbeux, donc tu ne sais jamais à quoi t'attendre! »
Mettez-vous à table dès aujourd'hui pour voir les premier et deuxième épisodes sur Illico+. Chaque semaine, deux nouveaux épisodes s'ajouteront ensuite.





