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Martin Perizzolo s'explique suite à son «pétage de coche» à Expédition extrême

Avec beaucoup d'autodérision, Martin Perizzolo est entré sur le plateau d'En mode Salvail lundi avec ses bottes de pluie, faisant évidemment référence à son passage très médiatisé à l'émission Expédition extrême.

« Il faut comprendre que le concept qu'on m'a fait faire là-bas, ce n'est pas le concept qu'on m'a vendu quand on m'a approché pour faire l'émission », dit-il après avoir visionné, avec la foule, un extrait de l'émission en question.

« On voit André-François [le guide] qui est là, qui a l'air abattu et a l'air d'avoir peur de moi, mais il est comme ça parce qu'il s'apprête à dire - et ça a été coupé au montage - : « OK, on arrête ça, c'est vrai qu'on a changé le concept, c'est vrai que c'est niaiseux de répéter les erreurs de l'autre gars. » », explique-t-il.

« L'émission, comme on me l'a vendue, se base sur un cas réel. Ça [l'émission qui le mettait en scène], c'était l'histoire d'un monsieur qui s'était perdu dans le bois, donc ils me perdent dans le bois. Et à partir de là, moi et Francis [Bouillon], on fait nos propres choix et André-François fait des liens entre ce que nous avons choisi et les choix que la personne a pris dans le cas étudié. »

« Après le tournage, 
André-François
 m'a expliqué pourquoi ils ont changé le concept; c'est qu'ils n'arrivaient pas à faire des images satisfaisantes, parce que quand les invités décidaient ce qu'ils voulaient, ils ne pouvaient pas prévoir, donc ils n'avaient pas leurs images.
»

Éric Salvail fait ensuite remarquer que - même si le concept avait été changé en cours de route, comme le prétend l'humoriste - Perizzolo a réagi très fortement dans les séquences montrées à l'écran.

«
Il faut être naïf pour penser qu'on se met dans une situation comme celle-là sans raison. C'est un montage, on a montré les 20 pires minutes sur 10 heures
» - Martin Perizzolo

« Oui, tu as raison », avoue-t-il. « C'est la quatrième conversation que j'essaie d'avoir avec eux. J'ai fait les autres affaires - ils m'ont fait courir; il y a juste la pisse que je n'ai pas voulu boire - et on est pas perdu, je sais où on est dans la forêt, je sais que ça prend 6 heures avant de sortir de là, je n'ai pas d'autres bottes, je n'ai pas le goût d'être malade, j'ai 4 jours de tournage sur deux productions différentes en revenant et je n'ai pas le goût de mettre tout le monde dans la merde, alors c'est là que je les confronte. »

« Il faut être naïf pour penser qu'on se met dans une situation comme celle-là sans raison. C'est un montage, on a montré les 20 pires minutes sur 10 heures », souligne-t-il.

Et en ce qui concerne les nombreux commentaires publiés sur les réseaux sociaux, la tête d'affiche des publicités des Fromages d'ici dit : « À la première lecture, c'est toujours blessant. Mais, à la deuxième lecture, tu te dis : « ce que la personne me dit en fait c'est qu'elle est naïve de croire à ça ou la personne elle est choquée - c'est une madame de Pointe-Claire choquée ». À la première lecture, j'ai envie de les envoyer promener alors qu'à la deuxième lecture tout change, j'ai envie de les prendre dans mes bras. C'est un drôle de mouvement. »

Quand l'animateur lui demande s'il s'est réconcilié avec l'équipe de Z et d'Expédition extrême, Perizzolo répond : « Je ne suis pas en chicane avec eux ni avec Francis ou qui que ce soit. Évidemment, je pense qu'ils ont essayé de se faire un coup de pub. Ils ont quand même fait quelque chose parce qu'il se passe de quoi dans cette émission-là. »

Martin Perizzolo a aussi mentionné qu'il parlera peut-être de son expérience à Expédition extrême dans son premier one-man-show. « On a vu 40 minutes sur 10 heures, il reste quand même 9 heures et 20 d'anecdotes. »