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L'usine de peurs : Des influenceurs dans un buffet d'horreur

L'usine de peurs

Dans une nouvelle offensive pour rallier les adolescents devant notre télévision québécoise, Crave lancera dans les prochains mois plusieurs productions originales susceptibles de plaire à ce public plus jeune. Il s'agit de la suite d'une stratégie lancée il y a déjà quelques années, visant à rejoindre toutes les générations avec des projets rassembleurs. La première nouveauté à sortir se nomme L'usine de peurs, et c'est un pur divertissement qui pourrait bien ratisser plus large que le jeune public ciblé.

Le concept est assez simple et enclin à piquer l'intérêt de vos ados, notamment avec sa distribution déjà très populaire sur les réseaux sociaux. La créatrice de contenus Cocottee a décidé de convier ses amis influenceurs dans une usine désaffectée, où elle leur fera vivre plusieurs épreuves angoissantes, effrayantes, voire carrément dégueulasses. Le but est bien sûr de ne pas être éliminé et d'ainsi remporter le grand prix final de 20 000 $. L'animatrice en est à ses premiers pas à la télévision, des débuts dans lesquelles elle semble s'amuser bien qu'on ne la sente pas totalement à l'aise.

Les premiers courageux à se prêter au jeu sont Claudie Mercier, Farley, Flamby, Gab Gagnon, Lewis le fou, Maude Therrien, Willos et Zac Bulle, tous des noms qui vont vous sonner une cloche si vous êtes un tant soit peu sur les plateformes sociales. Vos ados les connaissent, c'est certain! Déjà nerveux à leur arrivée dans l'usine, ces joueurs vont vous faire rire, en sursautant aux quatre secondes lorsqu'un « danger » se pointe dans leur champ de vision.

Le plus drôle est certainement Gab Gagnon, dont les réactions sont toutes du bonbon pour les téléspectateurs. De leur côté, Farley et Claudie Mercier sauvent souvent la donne, en s'illustrant au coeur d'un groupe qui peine à répondre à la question « quelle couleur on obtient en mélangeant du jaune et du bleu ». Parce que oui, par moment, c'est décourageant! Si les ados s'amusent, certains parents pourraient penser que cette proposition n'élève pas nécessairement le discours. Ce n'est d'ailleurs pas le but, tout comme bien d'autres propositions de Crave comme La maison des vilains et Occupation Double. Ici, on veut avoir du fun!

Vos adolescents vont certainement adorer se payer la tête de ces cobayes consentants, qu'on plonge sans réserve dans un buffet d'horreur. J'ai d'ailleurs fait l'écoute de quatre premiers épisodes en compagnie de mes fils, qui ont regardé avec attention et qui espèrent poursuivre leur visionnement. Il faut dire que la maison de production Avanti-Toast a bien fait ses devoirs, malgré des budgets limités, en construisant des tableaux horrifiques assez cool merci, souvent inspirés de films cultes.

Dans le premier défi, directement inspiré de L'Exorcisme, les créateurs de contenus sont enchaînés et doivent répondre à des questions de culture générale. « Honnêtement, je ne sais pas ce qu'il y a de pire entre l'Exorcisme et les connaissances générales. C'est deux choses que j'haïs », va lancer tout bonnement Lewis le fou, nous faisant sourciller au passage. En cas de mauvaise réponse, ils se font vomir au visage par une marionnette placée sur un lit, au centre de la pièce. C'est dégueu, mais c'est drôle! À ces tableaux, le réalisateur Simon Sachel appose une signature visuelle digne des plus beaux films d'horreur, ce qui donne du lustre à l'aventure. Couloirs de la mort, labyrinthes inquiétants, chasse aux poupées, corps sans vie et insectes rebutants, voilà ce qu'on leur réserve dans les premiers épisodes, sans compter ces fameuses poules qui sont de toutes les scènes et qui font bien plaisir à Claudie Mercier!

L'usine de peurs, ce n'est pas reposant, mais c'est certainement divertissant. À vous de voir maintenant si cette proposition vous convient!

Composée de 12 épisodes de 30 minutes, la série sera offerte en deux temps : les six premiers épisodes sont déjà disponibles sur Crave, puis les six derniers le seront à compter du 14 octobre.

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