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Les cotes d'écoute de Piment Fort ne dérougissent pas

Beaucoup de gens se demandaient si le retour de Piment Fort était vraiment attendu, si l'émission à l'humour cinglant représentait véritablement un manque à combler dans le paysage télévisuel québécois. La question était valable, mais la réponse - six semaines après la diffusion de son premier épisode - ne peut être plus équivoque : les gens sont satisfaits de la nouvelle mouture, et sont au rendez-vous à 19 h du lundi au jeudi en grand nombre pour le prouver.

Aidé par
Le tricheur
, qui le précède à l'horaire et qui rejoint près d'un million d'assidus chaque semaine, l'émission d'humour surprend par un concept réusiné, mais tout aussi efficace qu'à l'époque des salopettes et du fluo.

Il a fallu attendre quelques semaines avant d'affirmer que le retour de Piment Fort était effectivement une réussite. Il était plus qu'évident que les 1,6 million de téléspectateurs qui ont regardé le premier épisode ne seraient pas tous de retour la semaine suivante. Il y avait beaucoup de curieux dans le lot (certains, probablement, qui espéraient assister au plantage en règle de Normand Brathwaite à la tête d'un concept usé et obsolète). Mais restait à savoir combien d'entre eux (re)deviendraient de fidèles téléspectateurs. La réponse : beaucoup plus que ce que les pessimistes en pensaient!

En six semaines, jamais (ou presque) les cotes d'écoute de Piment Fort ne sont descendues sous la barre du 800 000. Aidé par Le tricheur, qui le précède à l'horaire et qui rejoint près d'un million d'assidus chaque semaine, l'émission d'humour surprend par un concept réusiné, mais tout aussi efficace qu'à l'époque des salopettes et du fluo. Même si l'émission était très populaire à la fin des années 1990, il était légitime de douter que son retour, quinze ans plus tard, ne soit pas aussi bien accueilli qu'espéré.

Pas de controverse en vue pour le moment

Dans sa nouvelle mouture, l'animateur a pris l'habitude de regarder sous son pupitre - prétextant qu'un de leurs avocats s'y cache - quand un des invités s'engage sur un terrain glissant. Une ou deux blagues sur Joël Legendre et une sur Cathy Gauthier ont notamment encouragé l'animateur à s'éclipser sous son bureau pour expertiser les propos irrévérencieux de ses panélistes. Comme il le disait récemment à l'émission Accès Illimité, chacune des blagues est préapprouvée, seulement une initiative personnelle d'un humoriste invité pourrait mettre la production dans l'eau bouillante. Mais, Piment Fort n'en serait pas à sa première polémique. Évidemment, les réseaux sociaux rendent la chose plus délicate qu'à l'époque, mais on s'imagine que l'équipe a été préparée et connaît les risques de l'humour insolent au Québec...