Sortez vos chaudrons et marmites et préparez-vous à voir le produit mis en valeur, dans une bonne sauce avec bien du beurre, puisque la nouvelle saison des Chefs mitonnera à l'antenne de Radio-Canada à compter de lundi prochain.
Précédée d'une rumeur plus que favorable, cette nouvelle soupière se présente comme « l’édition la plus relevée de toutes », alors que les candidats qui ont été recrutés sont loin d'être des apprentis. Ils sont tous très bien établis professionnellement, même que plusieurs d'entre eux possèdent déjà leurs propres restaurants. Inutile de dire que cette nouvelle édition les fera courir et se démener follement en cuisine, pour offrir les meilleurs plats aux juges Pasquale Vari, Isabelle Deschamps-Plante, Jean-Luc Boulay et Normand Laprise.
Dans la cuisine avec les chefs, on retrouve avec grand bonheur la pétillante et empathique Élyse Marquis, qui n'en finit plus de s'extasier devant les prouesses des candidats, de même que Colombe St-Pierre, qui est la meilleure mentor dont ces cuisiniers peuvent rêver. Ce duo féminin, qui s'équilibre bien, nous tendra la main toute la saison. Si seulement il pouvait y avoir une fourchette bien garnie au bout de cette main...
La saison débute dans la verdure, contrairement à nos paysages québécois qui tardent à verdir avec ce printemps grisâtre. Les candidats sont invités à créer une assiette ou la couleur verte est en valeur, tout comme « le produit ». « Une bonne sauce, un bon plat », lancera Jean-Luc Boulay, qui d'année en année s'attend toujours aux sauces les plus gouleyantes possibles. Ces juges, ils continuent d'être intransigeants, mais justes. Dans la cuisine des Chefs, on ne fait jamais dans la dentelle ou la complaisance, et c'est parfait. Les candidats qui ne sont pas au niveau de la brigade 2025 s'en rendront compte assez rapidement. Les cuissons, la présentation et le mariage des saveurs continuent d'être des enjeux.
Le deuxième épisode relève la barre en nous offrant l'un des défis les plus captivants que nous ayons vus depuis les débuts de la compétition. Les chefs devront recréer le dernier menu servi sur le Titanic avant de couler, en se servant uniquement des outils culinaires qui étaient disponibles à l'époque. Exit le thermomix, le thermocirculateur voire le thermomètre. Les candidats devront déduire de la cuisson de leur canard en se servant de leur... menton. Hey oui! C'est fascinant ce qu'ils arrivent à faire avec les moyens du bord et beaucoup, beaucoup de volonté.
Pendant la saison, la brigade des Chefs recevra la visite de quelques invités spéciaux : la hockeyeuse et médaillée olympique Marie-Philip Poulin leur demande de cuisiner une lasagne pour le défi des pâtes fraîches (22 avril) ; la nouvelle centenaire Janette Bertrand, dont on souligne l’apport exceptionnel à la culture culinaire d’ici, lance le défi à la brigade de réaliser le dessert que ses enfants et petits-enfants lui réclament sans cesse (13 mai) ; et Jean-Christophe Poirier, le premier chef québécois étoilé Michelin directement arrivé de Vancouver, propose aux candidats de revisiter deux classiques de la cuisine française avec une touche québécoise (3 juin).
Un montant total de 100 000 $ en bourses est en jeu et c'est un euphémisme de dire qu'ils ont tous le couteau entre les dents pour se tailler une place en finale.
Le résultat, aussi relevé que corsé, s'assurera de séduire le palais de nombreux téléspectateurs encore cette année, pas de doute avec cela!
L'émission est désormais diffusée le mardi à 20 h, dès le 8 avril sur ICI TÉLÉ et ICI TOU.TV.