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Critique

La malédiction de Jonathan Plourde à Super Écran : Intrigant à souhait

La malédiction de Jonathan Plourde, la nouvelle série de fiction de Super Écran, a ce petit je-ne-sais-quoi qui nous accroche dès le départ. On voudra savoir ce qu'il adviendra de ce Jonathan Plourde, malchanceux devant l'éternel, aux prises avec une malédiction sentimentale. Ce projet - une idée originale de Stéphane Lapointe -n'est pas sans faille. Pourtant, notre intérêt et notre curiosité ne s'étiolent pas au fil du visionnement. Le charisme de la tête d'affiche, Félix-Antoine Duval, a sûrement quelque chose à y voir...

Jonathan Plourde, 23 ans, est-il vraiment touché par une malédiction? Chaque fois que l'amour se pointe le bout du nez, le mauvais sort n'est jamais bien loin. C'est pourquoi il a perdu les quatre femmes qu'il a aimées dans sa vie, dans des circonstances toutes plus étranges les unes que les autres. Un esprit malveillant a toujours été aperçu tout près, lorsque la mort a frappé. Faudra-t-il que Jonathan fasse un x sur l'amour, malgré son jeune âge? Lorsqu'il rencontre Jeanne, nouvelle gestionnaire à son travail, toutes ses bonnes résolutions s'évanouissent. Pour vaincre le mauvais sort, Jonathan devra faire équipe avec son meilleur ami Nic et à une collègue aux croyances hétérodoxes. Les sciences occultes seraient-elles la solution?

La malédiction de Jonathan Plourde se cherche un peu. Est-ce un drame surnaturel, une comédie romantique, un thriller fantastique? Difficile de le dire précisément. Ce mélange des genres amène une certaine confusion qui persiste pendant le visionnement. Pourtant, le projet réussit à tirer son épingle du jeu en ne se prenant pas trop au sérieux, particulièrement dans les moments où l'ésotérisme est exploité. On passe par toute la gamme d'émotions en regardant cette série et ce n'est finalement pas une mauvaise chose. Les textes signés Stéphane Lapointe, Pierre-Marc Drouin, Marie-Sissi Labrèche et Philip Rodrigue manquent parfois de naturel, mais les touches d'humour qui ponctuent le scénario rendent l'exercice accessible et charmant.

Celui qui avait été pour nous la révélation de la série Pour Sarah, Félix-Antoine Duval, a certainement le talent et le charisme pour porter sur ses épaules un tel projet. Dans le rôle-titre, il est à la fois drôle, sympathique et ensorcelant. À ses côtés, Simon Lacroix (Lâcher prise) agit comme le comic relief parfait. Le duo que ces deux-là forment au travail est tout à fait délectable. Le reste de la distribution s'acquitte bien de sa tâche, bien qu'on sente parfois un jeu empesé chez certains. Après les deux premiers épisodes, nous n'avons toujours pas fait connaissance avec le personnage interprété par Jean-Nicolas Verreault. Serait-il la clé dans cette intrigue?

Les adolescents autant que les adultes pourraient être intéressés par cette proposition non conventionnelle qui s'éparpille un peu, mais qui s'avère au final plutôt intrigante et réussie. Avec une distribution de calibre, une réalisation intéressante de Martin Cadotte et une histoire accrocheuse, La malédiction de Jonathan Plourde pourrait remporter un certain succès à Super Écran. Et pour ceux qui ne sont pas abonnés, une diffusion est aussi prévue à l'automne 2019 à VRAK. Ça vaut certainement un petit coup d'oeil.