Critique et bande-annonce

Julie Perreault fait dans la romance avec la série Catastrophe de Super Écran

Super Écran pourrait bien avoir la proposition parfaite pour ceux et celles qui souhaitent se délasser, rire un bon coup et faire battre leur petit coeur de guimauve. Catastrophe - série de six épisodes adaptée d'un concept britannique éponyme de Rob Delaney et Sharon Horgan - propose de vivre la rencontre de deux personnes que tout oppose et tout réunit. Julie Perreault plonge corps et âme dans cette histoire de romance en donnant la réplique au charismatique Rossif Sutherland (oui, le fils de Donald et le demi-frère de Kiefer) qui a absolument tout pour faire craquer la gent féminine.

Pourtant, la chimie des interprètes principaux, les textes bien ficelés et souvent drôles de Maryse Warda et la réalisation dynamique de Louise Archambault font la différence ici.

Évidemment, la prémisse de cette proposition ne casse ni ne révolutionne rien, pour ne pas dire qu'on l'a déjà vue mille fois. Une femme rencontre un étranger dans un bar. Après quelques verres, une aventure est inévitable. Mais ce qui se voulait une incartade d'un soir se transforme rapidement en une semaine passionnelle, puis en une grossesse non prévue. Les deux parties décideront de se donner une chance et voir ensemble ce que le futur leur réserve.

Vous voyez ce que je veux dire? Le cinéma américain, pour ne nommer que celui-là, a raconté cette idée à outrance et sous toutes ses formes. On aborde donc cet univers à la limite cliché avec un certain recul critique. Pourtant, la chimie des interprètes principaux, les textes bien ficelés et souvent drôles de Maryse Warda et la réalisation dynamique de Louise Archambault font la différence ici. On se surprend à rire à haute voix devant certaines répliques cultes livrées avec un charme indiscutable. On se plaît à reconnaître dans les individus qui orbitent autour du couple principal des gens de notre entourage. Finalement, on a le goût d'en visionner davantage (nous n'avons pu visionner que le premier épisode).

Julie Perreault, dont la beauté n'a d'égal que le charme, propose un personnage pétillant, amusant, qui a un petit je-ne-sais-quoi de Sex and the City.

Julie Perreault, dont la beauté n'a d'égal que le charme, propose un personnage pétillant, amusant, qui a un petit je-ne-sais-quoi de Sex and the City. Son partenaire de jeu risque, quant à lui, de faire beaucoup jaser. Rossif Sutherland, qu'on connaît très peu ici au Québec, déploie suffisamment de charisme, d'élégance et de talent pour nous faire oublier tous nos petits tracas quotidiens. Difficile de détacher notre regard de son personnage magnétique qui semble toujours avoir la bonne réplique dans toutes les occasions. Amateur(e)s de comédies romantiques, vous craquerez assurément pour ce mec! Dans le premier épisode, on a aussi affaire aux personnages détestables interprétés par Daniel Parent et Sandra Dumaresq, ce qui donne lieu à un segment à la fois désopilant et cathartique.

Au final, on passe un très bon moment avec Catastrophe, sans toutefois avoir l'impression d'être témoin de quelque chose de très innovateur. Mais peut-être qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien avec un beau « bonbon » comme celui-là...