Publicité
Cérémonie hommage à Karl Tremblay

Impossible de ne pas craquer en écoutant Marie-Annick Lépine parler des derniers moments de Karl Tremblay

Ce mardi 28 novembre avait lieu, en direct du Centre Bell, une cérémonie hommage à Karl Tremblay, décédé le 15 novembre dernier.

Les fans n'ayant pas réussi à se dénicher un billet pour la soirée pouvaient se rabattre sur la page Facebook des Cowboys fringants, où la cérémonie était rediffusée en direct.

À 19 h 30 tapant, on a pu voir le nombre de spectateurs augmenter de façon fulgurante, passant de 45 000 personnes à 70 000, jusqu'à atteindre un nombre impressionnant de 121 000 fidèles.

Avant que les choses débutent officiellement, des images d'archives nous ont été présentées et déjà, nous avions les yeux dans l'eau. Les commentaires rugissaient si fort du côté droit de l'écran qu'on avait peine à les voir apparaître avant qu'ils s'effacent, noyés dans la masse.

L'orchestre symphonique a lancé la soirée dans la douceur avant qu'Émile Proulx-Cloutier, le maître de cérémonie, prenne le micro. « Les amis, la famille, les collègues de Karl sont tous rassemblés en coulisses et sont immensément touchés de vous savoir présents. Ça compte beaucoup », a-t-il lancé d'abord.

La première chanson interprétée (par Alexia Gourd), « Pub Royal », servait à saluer le travail d'auteur-compositeur de Karl Tremblay.

Je ne connais pas beaucoup d'artistes québécois qui pourraient d'une part être encensés par des musiciens de l'OSM et être admis par les Habs comme l'un des leurs. C'est une belle façon de dire à quel point il occupe une très haute place dans notre panthéon intérieur.

Quand les trois Cowboys, Marie-Annick Lépine, Jérôme Dupras et Jean-François Pauzé, sont montés sur scène, ils ont été assaillis par une immense dose d'amour par les fans, qui hurlaient à s'en rompre les cordes vocales.

Jean-François Pauzé a pris la parole en premier.

On ne sait pas ce qui arrive après la mort. Mais, c'est sûr que s'il voyait ce qui se passe depuis 2 semaines, dans sa grande sagesse, il nous dirait : "ben voyons gang, calmez-vous esti!" 

« Cet été, d'après moi, ce n'est pas juste pour lui qu'il a décidé de faire le plus de concerts possible dans les festivals. Je pense que plusieurs soirs, il n'était pas en mesure de faire des shows. Je pense qu'il l'a fait beaucoup pour nous, pour ses vieux camarades, pour qu'on ait un dernier tour de piste, et aussi pour le public. Mais, je peux vous dire que ce n'était vraiment pas facile. »

Marie-Annick Lépine, forte et droite, s'est ensuite emparée du micro.

« On était toujours ensemble, avec les mêmes amis, le même horaire, le même travail et surtout, avec le temps, nous avons réussi à avoir deux extraordinaires petites filles qui nous unissaient plus que tout. " Mes trois femmes d'amour" qu'il nous appelait... »

Les dernières semaines, ça s’est passé très rapidement. Il a enduré des douleurs, des souffrances atroces, insupportables pour un corps humain, pour rester avec nous le plus longtemps possible. C'est un roc, jamais il ne se plaignait. Ses derniers mots lucides dans la nuit du mardi au mercredi 15 novembre furent : "je vais endurer ça jusqu'au bout Marie, pour mes deux filles". 

Jérôme Dupras, lui, a parlé avec émotion du spectacle sur les Plaines cet été.

En deux heures, bien comptées, il nous a donné la définition du mot "courage".

Les trois Cowboys ont ensuite entonné la pièce « Sur mon épaule » en l'honneur de leur « gros ». Plus de 120 000 personnes chantaient dans leurs salons, la larme à l'oeil. C'est ce qu'on appelle de la communion! Merci Karl!