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Entrevue

En tout cas : Une famille devant et derrière la caméra

En tout cas est une comédie qui me plaît particulièrement parce qu'elle me ramène à ma propre relation avec ma mère. Comme beaucoup de jeunes femmes québécoises de l'âge du personnage de Chloé, j'ai l'impression qu'En tout cas dépeint ma réalité et donc aussi, celle de ma tendre maman chérie.

François Jaros, le réalisateur de la série de TVA, reçoit beaucoup de commentaires en ce sens. « Il y a beaucoup de familles qui l'enregistrent et qui s'attendent pour le regarder ensemble. Ça devient leur rendez-vous et ils ne peuvent pas l'écouter l'un sans l'autre et ça, c'est le plus beau commentaire qu'on ne peut pas recevoir. »

Il souligne que, lorsque lui était plus jeune, c'était La petite vie qu'il visionnait religieusement en famille. « Le lundi 19 h 30, c'était consacré à la famille, on l'écoutait en mangeant. De retrouver Guylaine Tremblay et Diane Lavallée... il y a des moments où il fallait que je me pince... Je suis en train de faire partie de ce qui me fascinait plus jeune. En plus, l'émission est présentée le lundi à 19 h 30, donc je perpétue cette tradition-là, c'est incroyable », mentionne-t-il, ému.

Le réalisateur précise que la famille est aussi vivante à l'écran que sur le plateau. « La chimie est tellement bonne entre les acteurs que c'est rendu que, souvent, on ne sait plus où est la limite entre la vraie et la fausse famille. Dans le sens où les personnages restaient entre les prises, c'est comme si les personnages étaient devenus un peu ce que les acteurs étaient. Ça créait des situations de complicité immense. »

Bien qu'il souligne que la comédie est un style exigeant, il ne cache pas que les rires étaient souvent présents sur le plateau. « La saison 2 a été encore plus forte en fous rires. Dès qu'un acteur regardait l'autre, il y avait une anticipation de ce qui allait se passer et ça partait à rire sans cesse », nous raconte-t-il.

Jaros se rappelle une situation particulièrement amusante : « Il y a un épisode où il y a une invasion de ratons laveurs dans l'appartement de Danielle. Et, on avait des ratons laveurs sur le plateau. Eux n'étaient pas conscients qu'on tournait une émission de télévision, évidemment, alors là c'était drôle parce que chacun avait son idée sur comment gérer les ratons, quoi faire faire aux ratons, et là ça devenait un truc de famille. Tout le monde se criait : « fait ça, non fait ci, non fait ça ». »

Lors de la deuxième saison, un nouveau personnage, interprété par Normand Brathwaite, vient se greffer au ménage. « JF c'est l'ancien drummer de l'ancien band de Danielle. Ils ont toujours eu une chimie entre eux, mais ça n'a jamais été clair ce que c'était, et là, paf, ils se retrouvent dans le restaurant de Chloé à Montréal. Il y a quelque chose qui se passe, c'est comme si les deux reconnectaient avec ce qu'ils étaient à l'époque, c'est comme si les deux retombaient dans l'adolescence. Ça crée des situations assez bizarres parce que Chloé devient parfois l'adulte qui doit tempérer sa mère, qui elle, redevient l'enfant. »

« Normand, c'était la personne la plus discrète sur le plateau, la plus douce, la plus à son affaire », souligne François Jaros, « mais avec le temps il a vraiment pris sa place et maintenant il fait partie de la famille ».

Le réalisateur nous précise que les acteurs Emmanuel Bilodeau et Jean-Simon Leduc rejoindront aussi la distribution toute étoile de cette deuxième saison, que le réalisateur décrit comme « plus assise dans ses rapports, un peu moins nerveuse et plus sincère ».