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En tout cas : Quand la maman débarque en ville

Impossible de ne pas penser, au moins un peu, au lien qui nous unit à nos parents en regardant En tout cas, la nouvelle comédie exubérante de TVA mettant en vedette Guylaine Tremblay. On y voit une mère qui déplace de l'air, qui fait constamment passer ses messages de manière peu subtile et qui se mêle de tout. Pas toujours facile pour ses enfants, particulièrement pour sa fille qui tente tant bien que mal de se faire une vie à la hauteur de ses ambitions.

Danielle (Guylaine Tremblay) a quitté son village natal pour venir s'établir à Montréal, afin d'être plus près de ses enfants, Chloé (Anne-Élisabeth Bossé) et Fred (Mickaël Gouin), qui y habitent depuis maintenant douze ans. Cette sympathique maman, qui est loin d'avoir la langue dans sa poche, a un penchant avéré pour son fils, même si celui-ci semble être passé maître dans l'art d'en faire le moins possible sans s'attirer de reproches. De son côté, Chloé se cherche dans son travail et dans sa vie amoureuse et doit composer avec les jugements constants de sa maman qui ne veut pourtant que son bien. Si l'écho de leurs chamailleries se fait constamment entendre, l'amour est plus fort que tout. Une tribu bigarrée vient ajouter de la vie autour d'eux.

En tous cas a tous les ingrédients d'un succès : des acteurs connus et appréciés, une jeune scénariste inspirée (Rafaële Germain), un réalisateur talentueux (François Jaros) et une thématique universelle, soit celle des relations mère-enfants. Pourtant, après le visionnement des deux premiers épisodes, une réticence persiste. Si l'ensemble n'est pas dénué d'intérêt et que certains moments font assurément craquer - comme celui où la mère se fait expliquer ce qu'est un «complimarde », ou celui où la mère est beaucoup trop à l'aise sur le Tinder de sa fille - il semble manquer un petit je-ne-sais-quoi pour lier le tout et allumer l'étincelle. Certes, on ressent toute l'affection de cette matriarche pour sa progéniture, mais il faudrait peut-être un peu moins de bisbille et un peu plus de complicité pour équilibrer le tout. Sinon, certains téléspectateurs pourraient décrocher devant trop de babillage négatif.

Guylaine Tremblay peut tout jouer, autant le drame que la comédie. Elle le prouve à nouveau ici en incarnant une femme extravertie, loquace et aux idées bien arrêtées. On ne pourrait être plus loin de Marie Lamontagne dans Unité 9. Ici, son personnage est aussi attendrissant qu'exaspérant et il ne sera pas rare pour les téléspectateurs de lever les yeux au ciel en l'écoutant exposer ses théories saugrenues ou dire son fameux « En tout cas ». Comme un poisson dans l'eau, Guylaine Tremblay lance ses répliques assassines à vitesse grand V. Anne-Élisabeth Bossé, toujours brillante, donne de la substance à sa Chloé qui voudrait tant recevoir l'assentiment inconditionnel de sa maman. Plusieurs se reconnaîtront en elle. Quant à Mickaël Gouin, impossible de ne pas sourire à chacune de ses présences dans la peau de ce grand flanc mou attachant. Mentionnons aussi l'apparition de Laurence Leboeuf et sa mère Diane Lavallée, qui forment un duo aussi kitsch qu'hilarant.

Il faut peut-être donner un peu de temps à En tout cas pour se placer, créer l'adhésion et nous faire voir une vision plus nuancée de la famille. L'idée de départ est pertinente et les rires sont souvent au rendez-vous. On attend seulement un peu plus de ce projet qu'une simple comédie de situation. Tous les éléments sont là, il suffit de bien les amalgamer. On continue de regarder pour voir où cela s'en va.

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