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District 31 se fait reprocher de divulguer de fausses informations sur le VIH

Voilà déjà plusieurs épisodes que l'équipe du district 31 enquête sur une affaire impliquant une femme qui aurait omis de mentionner à ses partenaires sexuels qu'elle était atteinte du VIH.

Le Journal de Québec rapporte que la COCQ-SIDA reproche à la série d'avoir « propagé de l’information préjudiciable et erronée » sur la lutte contre le sida. Le plaignant affirme d'abord que « ce ne sont pas toutes les relations sexuelles sans divulgation préalable » qui sont criminelles, contrairement à ce que District 31 laisse présager.

L'organisme blâme également la production d'avoir mal expliqué le secret professionnel du médecin. À la différence de ce qui a été dit dans les épisodes, le médecin n'est pas dans l'obligation de divulguer des informations confidentielles à la police, même concernant le VIH/sida.

Une référence faite dans la série a aussi beaucoup irrité l'organisme. À un moment, les enquêteurs parlent de la dame atteinte du sida comme d'« une menace pour la sécurité publique ». Ils iront même jusqu'à la comparer à une « tueuse en série ». « [...] ces épisodes de District 31 sont une insulte à la lutte menée depuis tant d’années », a écrit le plaignant dans un communiqué envoyé au Journal mardi.

Radio-Canada a choisi de répondre à cette attaque par les propos suivants dans un courriel : « La jurisprudence concernant la divulgation de la séropositivité est beaucoup plus large et complexe que les deux arrêts cités dans la lettre de la COCQ-SIDA. [...] Il y a manifestement matière à débat, mais celui-ci trouvera mieux sa place dans une émission d’information. »

Rappelons que ce n'est pas la première fois cette année qu'une enquête menée par le district 31 soulève les passions de certains intervenants. En septembre, cette intrigue avait beaucoup fait jaser et l'auteur Luc Dionne avait réagi publiquement.