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Aller simple : La téléréalité : Les souvenirs douloureux affrontent l'anecdotique

<em style="color: rgb(71, 85, 105);">Aller simple : La téléréalité</em>

Aller simple : La téléréalité est de retour pour une deuxième saison dès le lundi 12 octobre sur Crave.

Cette fois, ce qui nous frappe d'emblée, c'est l'écart de gravité entre les différents secrets. On retrouve à la fois « J’ai un jumeau/une jumelle identique » et « Mon bébé de 13 mois est décédé accidentellement ». D'ailleurs, cette histoire d'un enfant mort étouffé avec un morceau de poire à la garderie nous arrache le coeur. La maman endeuillée, qui s'efforce de ne pas trop réagir à l'énonciation du drame innommable qu'elle a surmonté, a certainement vécu une expérience plus éprouvante dans le chalet d'Aller simple que Léandre, par exemple, qui doit éviter de faire deviner que son père est Guy Jodoin. Évidemment, le niveau de gravité n'a pas de valeur déterminante dans le jeu dirigé Jean-Nicolas Verreault et Samian, mais les joueurs qui le portent en sont inévitablement habités.

Les deux premiers épisodes promettent une deuxième saison aussi enlevante que la première. Les dix nouveaux visiteurs sont déterminés à mener l'enquête de façon diligente et à tout faire pour protéger le mystère qui les entoure. Un défi supplémentaire a été imposé à une joueuse qui porte le secret le plus banal. Le jeu devient rapidement plus complexe pour elle et plus captivant pour nous.

Parmi les autres nouveautés, une nouvelle pièce secrète a été installée au sous-sol du chalet. Dans cette « salle des preuves », les visiteurs pourront ponctuellement consulter des indices associés à un secret, qui aideront ultimement à avancer dans leur enquête. La première à entrer dans ladite pièce choisira de consulter des dossiers reliés à un secret tragique. Ces révélations la troubleront davantage qu'elles ne lui viendront en aide.

Comme dans la première mouture, ce sont les visiteurs avec le plus grand intérêt pour les faits divers, les amateurs des bulletins de nouvelles régionaux, qui ont le plus d'avantages. Ceux-ci sauront reconnaître certains secrets qui ont fait l'objet d'articles ou de reportages et peut-être l'associé au bon individu. Mais, ce n'est pas parce qu'on reconnaît une histoire qu'on sait se souvenir du visage de ses intervenants...

Le côté baveux de Samian lors des épreuves ou au moment tendu de la potence apporte un élément théâtral au jeu, un peu à la manière de Karine Vanasse, en maîtresse du manoir des Traîtres. Jean-Nicolas Verreault, lui, se présente davantage comme le grand frère; un frangin narquois, mais bienfaisant.

En raison de la violence de certains secrets, Aller simple apporte un élément d'intensité qu'on ne retrouve pas dans les autres téléréalités. Elle nous permet également d'en apprendre davantage sur certains drames survenus près de chez nous. Ce n'est pas son but premier, mais cet élément permet au concept de se différencier considérablement dans ce bassin de productions similaires. La « réalité » n'aura jamais été aussi cruciale que dans cette télé, réalisée avec style par Guillaume St-Arnaud, Maude Sabbagh et David Émond-Ferrat.

Les huit épisodes d'une heure sont proposés dès le 12 octobre à raison de deux épisodes par semaine sur Crave.