Pénélope McQuade confie avoir été victime de harcèlement sexuel

Dans la foulée des événements condamnables qui se jouent actuellement aux États-Unis -  le producteur Harvey Weinstein aurait abusé de nombreuses femmes dans le milieu du cinéma et de la télévision en situation d'autorité - il était inévitable qu'une discussion à ce sujet s'articule aussi de notre côté des frontières.

Un mouvement #Moiaussi a été lancé dans les derniers jours sur les réseaux sociaux, permettant à de nombreuses femmes de tous les milieux de décrier des violences à caractère sexuel.

C'est ainsi que Pénélope McQuade publie un message-choc sur les réseaux sociaux, confiant qu'elle fait partie de ces femmes qui sont ou ont été « victimes de harcèlement ou d’agressions à caractère sexuel ».

Elle indique : « J'en suis. Pour certains, ça l’effet d’une bombe, pour d’autres c’est comme une 
#agressionnondenoncee
 prise 2, i.e. un mouvement important pour briser le silence mais avec peu de répercussions sur le sort des agresseurs.

Vrai. Un peu. D’où l'ardente nécessité pour certaines victimes de le/les nommer, ce qui pour plusieurs ne saurait tarder. Je n’ai aucun doute que ceux qui se sont drapés dans cette culture machiste, qui permet l’agression en toute impunité pour s’en faire un bouclier, vont bientôt tomber au combat. Et notre arme la plus efficace en attendant que justice soit rendue : la parole.

Celle qui dit aux autres femmes “vous n’êtes pas seules”, celle qui dit à la sacro-sainte domination machiste “nous ne nous tairons plus”, celle qui dit simplement “c’est assez”. »

Plus tôt dans la semaine, dans une entrevue télévisée avec Patrice Roy, Sophie Prégent, Présidente de l'Union des artistes, indique en parlant d'hommes dans le milieu des arts qui sévissent avec des comportements inappropriés : « Vous en connaissez, comme moi! Pas besoin de les nommer, tout le monde les connaît. Faut arrêter de penser que ça arrive juste ailleurs. »

Pourtant, personne n'ose encore nommer de noms. Cela ne saurait tarder dans le contexte actuel...

Il y a quelques jours, Safia Nolin se questionnait sur Instagram : « À quand l'éclatement au grand jour des Harvey Weinstein québécois? ». Répondant à un internaute qui évoquait Guy Cloutier, Safia Nolin a répondu : « Si seulement y'avait juste lui ». Même chose pour la comédienne Maxim Roy qui s'est confiée à Émilie Perreault au 98,5 FM, indiquant qu'elle s'était déjà fait tripoter.

Il semble y avoir une omerta au Québec aussi, entourant des comportements sexuels répréhensibles dans le milieu du showbiz. Mesdames, parlez! C'est juste nécessaire si on veut faire changer les choses et il faut que ça change. Et merci à Pénélope McQuade de contribuer à ouvrir encore plus la discussion. En voilà une que nous serons heureux de retrouver l'été prochain pour une troisième saison du talk-show Les Échangistes.