Cette semaine, l'animatrice et courtière immobilière Maïka Desnoyers a partagé une vidéo sur sa page Instagram, où elle s'est confiée quant à de récents ennuis de santé.
C'est en 2018, dans sa jeune trentaine, que Maïka a subi une liposuccion pour le lipoedème, communément appelé le « syndrome de la jambe-poteau ». Ce à quoi elle confie avoir encore quelques répercussions dans sa vie quotidienne :
« J'ai encore de la douleur, j'ai encore énormément de bleus. Moi, j'ai des bleus partout sur les jambes. Je me suis fait dire par des filles qui connaissent le lipoedème plus que moi que c'était normal, parce que je n'avais pas eu la bonne liposuccion, la bonne opération. [...] Ma cheville elle est très, très sensible. Donc, ce serait encore une fois parce que j'ai pas eu la bonne opération de lipoedème. »
Maïka incite ensuite ses abonnés à rejoindre des groupes de soutien et d'aide face au lipoedème, afin d'obtenir des réponses à leurs questions. Elle en profite ensuite pour expliquer que, suite à ces soucis de santé, elle avait tenté de joindre un producteur pour aborder la situation dans un documentaire, afin d'aider les femmes qui vivent avec une situation similaire à la sienne. Or, comme elle le précise, ses propos n'ont pas été pris au sérieux.
« J'ai l'impression que parce que je n'avais pas d'embonpoint, ma parole était peut-être un peu moins écoutée. Des stades 1 ça existe et on est mal dans notre corps, malgré que ce soit un stade 1. Je ne compare pas un stade 1 à un stade 4, 2, 3. C'est le jour et la nuit. C'est pas ça que je suis en train de faire. Je suis juste en train de dire qu'il ne faut pas non plus minimiser les stades 1. C'est tout. Bref, j'ai vu que Guylaine Guay est sortie ouvertement sur son lipoedème, elle en parle, tout le monde l'écoute. Je trouve ça génial, parce que ça a mis un nom enfin sur le bobo, le problème de bien des femmes. Mais moi quand j'en ai parlé, tout le monde s'en foutait. C'est comme si pour qu'on prenne au sérieux, ça prend absolument le surplus de poids. »
Guylaine Guay n'a pas tardé à réagir dans la section des commentaires, dénonçant la prise de parole de Maïka :
« C'est dénigrant pour les personnes qui vivent dans un corps gros. Pas plus écoutées. Pas plus prises au sérieux. Et souvent moins d'ailleurs. » Puis, elle ajoute, dans une story Instagram :
« Non @maikadesnoyers, ce n'est pas tout le monde qui m'écoute. Le lipoedème atteint tous les types de morphologie. Un p'tit manque de solidarité d'insinuer que y'a juste les grosses comme moi qui peuvent parler de lipoedème. 1 femme sur 10 est atteinte de cette terrible maladie. Oui, les stades plus avancés sont douloureux et peuvent même affecter la mobilité. C'est mon cas. Rabaisser des femmes pour se justifier, ben ben plate. »
C'est dit! Voilà une histoire qui n'a certainement pas fini de faire réagir. Ce peut également être une belle incitation à la solidarité, qui nous rappelle qu'il est essentiel de célébrer tous les types de corps! Peut-être une association entre les deux femmes serait envisageable, pour aborder le sujet à heure de grande écoute?


