Entrevue : Éric Bruneau et ses personnages torturés

Éric Bruneau reprend le rôle de Milan, un être fourbe et malhonnête, actionnaire minoritaire dans la compagnie paramilitaire Blue Moon.

On peut également voir Bruneau au petit écran dans la série Mensonges, où il interprète Maxime Moreli, un policier avec un passé trouble. De même, on le retrouve dans Prémonitions, où il joue Pascal Deraspe, une victime de la famille Jacob qui perd les pédales et devient un dangereux psychopathe.

Comme tous les personnages qu'il incarne semblent avoir de graves problèmes psychologiques, on s'est demandé si le casting du comédien inspirait ce genre de névrosés.

« Après Toute la vérité, on m'offrait des bons gars, des Roméos, mais ça ne me tentait pas d'aller là. Je n'avais pas envie d'aller dans l'évidence. Pour Mensonges, quand j'ai commencé ça au départ, il n'y avait pas de frères jumeaux. Il faut savoir que les séries s'écrivent en même temps qu'on les tourne. Il y a des choses que tu ne contrôles pas comme acteur. »

« Pour Prémonitions, il y a un ton particulier, il fallait y aller all-in dans le surnaturel. Et pour Milan, c'est vraiment quelqu'un de fondamentalement méchant. »

Il poursuit en mentionnant ceci sur son personnage de Blue Moon : « Il est fascinant. C'est un bonheur à jouer. Il a une vraie gentillesse, mais en même temps il est tellement vicieux qu'il peut faire à peu près n'importe quoi pour se rendre où il veut. La fin justifie les moyens. »

« Dans mon monde idéal, j'aimerais toujours faire des rôles différents. Les rôles sont importants, mais c'est aussi les histoires, et les gens avec qui tu travailles. Parce que j'aimerais bien jouer Hamlet, mais si je le joue tout seul dans mon salon, c'est plate! »

Le comédien nous a aussi mentionné qu'il avait récemment pris trois mois de congé pour voyager, une chose qu'il n'avait pas faite depuis 9 ans. « J'ai beaucoup travaillé et à moment donné c'est dur de continuer si tu ne fais pas autre chose. »