Nous avons pu jaser avec Charles Lafortune la semaine dernière lors du visionnement de presse du premier épisode de la nouvelle émission culinaire 24 en 24 et nous lui avons demandé comment allait son garçon Mathis.
Voyez-le parler de son fils avec amour dans la vidéo en entête.
« Mathis, il va bien. Il a eu 24 ans au mois de décembre, puis il dit encore qu'il a 21 ans. Il est coquet! », mentionne-t-il en riant.
« On est allé en vacances, en Guadeloupe, pendant la semaine de relâche. C'est vraiment un bon voyageur. L'avion, c'est bien cool pour lui », ajoute-t-il.
« L'épilepsie, c'est... sous contrôle. Cet hiver, on a eu plus de crises. Des fois, on en avait deux par mois, mais là, on a changé un petit peu la médication, puis ça, ça s'est placé. Je te dirais que l'affaire qui est la plus stressante, c'est celle-là. L'autisme, c'est comme intégré dans nos vies, à part le stress de vieillir, de se demander : "qu'est-ce qui va arriver de lui quand on va être morts?", mais l'épilepsie, c'est comme un petit peu [...] plus énervant. Des fois, je le vois, il est anxieux. Même avec son neurologue, des fois, je lui disais : "quand il se désorganise, est-ce que ça peut être une crise d'épilepsie sans convulsion?" Est-ce que c'est comme un choc électrique dans son cerveau?". [Il me répondait :] "Ça se pourrait, mais... Il n'y a pas assez de recherche pour que je te dise que c'est ça. Mais ça se pourrait." »
Il faisait des petites crises avant, puis là en vieillissant, c'est devenu plus fort.
Il nous partage une parcelle de vie : « Mathis a changé de médicament il y a un an et demi. Il a été un an sans faire de crises du tout. Puis, même avec ce médicament-là, il s'est mis à faire des affaires qu'il n'avait jamais faites. Il venait s'asseoir dans le salon à côté de nous autres. Il était vraiment plus calme. On était comme : "My God, c'est The Awakening, avec Robert De Niro et Robin Williams. Il va se mettre à jaser!" », lance-t-il. « Il y a toujours des petites victoires. Il y a toujours des petits changements. »
Il termine en nous disant que Mathis fréquente l'espace Autiste et majeur, au Centre d'autisme À pas de géant. « Il est heureux mon gars. »
On souhaite à Mathis et sa famille pleins de belles petites victoires dans les années à venir!
Rappelons que nous avons aussi jasé avec Marthe Laverdière de la santé de sa petite-fille Jeanne, qui, elle, a davantage de soucis avec l'épilepsie. Voyez la grand-maman nous expliquer la situation avec émotion ici.


