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Critique et galerie de photos

Soirée nostalgique avec le musical Dirty Dancing à Montréal

À ce sujet, je dois jouer franc jeu dès le départ. Dirty Dancing est assurément le film que j'ai le plus regardé dans ma vie. À une certaine époque, je le visionnais en boucle pendant des soirées entières, sans jamais me lasser. Même chose pour la trame sonore qui a été usée à la corde dans mon radio de l'époque et encore aujourd'hui dans mon auto.

C'est donc dire que j'allais irrémédiablement passer une bonne soirée en allant voir le musical Dirty Dancing, qui s'amenait à Montréal ce mardi pour une série de six représentations, en version anglaise. La fébrilité était à son comble quelques minutes avant le début de la représentation et pas seulement pour moi. La salle, presque entièrement féminine (il va sans dire), grouillait d'excitation.

Le rideau s'est ouvert, dévoilant un décor sobre, fait de murs coulissants, d'une plateforme pivotante et de projections numériques. Rien pour en mettre plein la vue, mais suffisamment pour recréer l'ambiance de la pension Kellerman.

Évidemment, tout l'intérêt de la représentation était de voir à l'oeuvre les deux comédiens qui donnent vie à Johnny Castle et Baby Houseman. Dans la peau de la jeune fille ingénue, Rachel Boone ressemblait grandement à Jennifer Grey. Elle déployait juste ce qu'il fallait de naïveté, de timidité et de maladresse pour être crédible, sans toutefois présenter un grand charisme, à l'encontre de son complice masculin. L'entrée en scène de Christopher Tierney, dans la peau du beau Johnny, a soulevé les passions des spectatrices qui n'ont cessé, par la suite, de s'extasier à son sujet. Si la chimie n'était pas toujours au rendez-vous entre les deux comédiens et que certaines scènes étaient expédiées à la vitesse grand V, on avait mis juste ce qu'il faut d'attention aux scènes importantes. Les autres comédiens ont fait un travail honnête, sans plus.

Enfin, parlons de ces scènes cultes, justement. Celles qui ont permis au film de connaître un succès sans précédent. Celles qu'on attendait avec impatience et qui faisaient frétiller la salle d'excitation. On pense notamment aux répétitions de danse, au premier spectacle du duo et bien sûr à la séquence finale, anthologique, pendant laquelle « on ne laisse pas bébé dans un coin ». Les chorégraphies y étaient respectées à la lettre, la musique - un mélange de la trame sonore originale et de performances d'artistes et musiciens - nous faisait vivre un beau moment de nostalgie. Impossible de ne pas être charmé en réécoutant les « Hungry Eyes » et «(I've Had) The Time of My Life ». En gros, la magie était présente pendant les moments-clés. Malheureusement, quelques ajouts à la trame narrative originale, loin d'être nécessaires, ont ralenti le rythme et ont nui considérablement à l'ensemble, particulièrement en deuxième partie.

Dirty Dancing le musical respecte la recette à la lettre, ni plus ni moins. Si vous aimiez le produit original, vous retrouverez dans cette proposition tout ce qu'il faut de romance, de danse et de musique pour passer une bonne soirée. Pour les fans, les vrais, il n'y a pas de déception en vue.