Critique

Simon Leblanc : What you see is what you get

Simon Leblanc fait partie de ces artistes de la relève qui prennent de plus en plus de place dans le monde de l'humour au Québec. Et ce n'est pas nous qui allons nous en plaindre!

Ce conteur énergique traine partout à travers la province son premier one-man-show intitulé Tout court. Jeudi soir dernier avait lieu dans la vieille capitale la première médiatique de ce spectacle, qu'il a joué déjà plus d'une centaine de fois devant public, en rodage.

L'ancien participant de l'émission En route vers mon premier Gala Juste pour rire nous entraine dans son univers avec une humilité parfois déconcertante. Nous sommes bien loin ici de l'arrogance d'un Martin Matte. Le personnage de Simon Leblanc est d'une grande modestie. Il s'étonnera entre autres que des gens de Baie-Comeau soient présents à son spectacle à Québec. « Ça ne valait pas la peine », leur dira-t-il. Ce caractère humble - qui ne verse jamais dans la plainte - facilite le premier contact avec son public, composé d'autant de gens qui l'estiment que de personnes qui n'ont jamais entendu son matériel.

« Dans la culture québécoise,

La poule aux oeufs d'or c'est l'étape juste avant la mort »

- Simon Leblanc.

Simon Leblanc raconte des anecdotes en lien avec ses expériences personnelles et propose des observations délirantes sur les aléas du quotidien. Le numéro sur la caisse « libre-service » du Super C s'avère certainement mon passage favori. Le sketch sur l'église est aussi fort efficace, tout comme le passage sur les épaulards au tout début du spectacle.

« La messe, c'est une très longue partie

de « je te tiens par la barbichette » »- Simon Leblanc

Comme je ne suis pas particulièrement fan des blagues scatologiques, les passages impliquant des excréments (et autres fluides corporels) m'ont moins plu, mais comme la plupart des gens sont réceptifs à « une bonne joke de pet », ceux-ci ont paru emballer les spectateurs d'Octave-Crémazie.

Il faut savoir que Simon Leblanc est en spectacle avec Tout court, son premier one-man-show, jusqu'en septembre 2017, mais qu'il travaille également à un deuxième spectacle, intitulé Malade, pour lequel il parcoure aussi le Québec, en rodage cette fois. En rappel de son premier spectacle, il offre d'ailleurs quelques extraits prometteurs de ce second effort.

Pour vous procurer des billets pour son premier one-man-show, c'est par ici, pour le second en rodage, c'est par là. On vous conseille!