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Critique

#parfait pour le gala de Phil Roy à ComediHa!

Il faut le dire d'emblée, comme je suis née en 1985, je fais partie de cette génération de milléniaux interpelée dans ce gala « 35 ans et moins ». Je peux donc difficilement dire si une personne de 50 ans aurait autant apprécié l'humour cabotin de l'animateur et de ses différents intervenants, mais je peux, par contre, affirmer sans aucune hésitation que, pour son public cible, ce gala était une véritable délectation épique.

D'abord, comme l'animateur nous avait préalablement parlé de son numéro d'ouverture comme d'un incontournable, nous étions impatients de découvrir ce texte incroyable sick. Et nous n'avons pas été déçus! Phil Roy a débuté la soirée en faisant quelques délicieux clins d'oeil générationnels et en abordant le « fléau » du parent sur Facebook. N'importe quel milléniaux pouvait se reconnaître dans ses savoureuses anecdotes et les parents de ceux-ci, souvent interpelés dans le monologue, avaient de quoi se bidonner également.

Guillaume Pineault, l’ami de longue date le BFF de l’animateur et celui qui assure la première partie de son spectacle « Monsieur », a brisé la glace avec un numéro bien rodé, d'une efficacité hors du commun, qui lui a permis d'obtenir la première ovation debout de la soirée. Phil Roy a ensuite présenté un second humoriste qui est entré en scène avec un capuchon sur la tête et une attitude décontractée cool. Après avoir fait quelques gags douteux, l'identité de l'invité mystère a été révélée : il s'agissait de Jean-Michel Anctil qui tentait de s'infiltrer dans le gala des jeunes. Un amusant aparté.

Rosalie Vaillancourt, une jeune humoriste qui fait un tabac partout où elle passe, a séduit le Grand Théâtre de Québec avec son personnage de petite fille naïve qui dit des grossièretés. Olivier Martineau, qui était l'artiste le plus âgé sur le gala, s'est adressé aux plus jeunes dans la salle avec son unique ton décalé. « Moi le jeune, j'ai tout fait : j'ai déjà mangé au restaurant du Zellers, je me suis soûlé à la Tornade et j'ai écouté le show de lesbiennes Robin & Stella. » Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques a ensuite pris d'assaut la scène pour offrir un numéro désopilant sur son nouveau régime de vie et les origines de son nom particulier. Puis, Yannick de Martino a confondu les sceptiques avec son humour de pince-sans-rire complètement déphasé malade.

Avant l'entracte, Phil Roy, accompagné par ses amis sa crew Katherine Levac, Anne-Élisabeth Bossé et Pier-Luc Funk, a offert un sketch inspiré de l'univers de Dans une galaxie près de chez vous, une franchise culte pour bien des milléniaux. À bord du vaisseau Saku Koivu : une spécialiste des réseaux sociaux, une inventrice incapable d'idées originales et un pilote qui n'a que son permis d'apprenti. Un beau moment. Mentionnons que le vrai pilote de Romano Fafard, Didier Lucien alias Bob, a fait un caméo dans le numéro, tout comme Yves Corbeil. La raison de la présence de l'ancien animateur de La roue de fortune reste nébuleuse, mais c'est probablement pour ça que c'est si drôle. Précisons que Rej Laplanche, l'un des anciens VJ de MusiquePlus, a aussi fait une apparition inattendue en première partie du spectacle.

S'il faut identifier un coup de coeur de la soirée, le mien reviendrait à Du Temple ET Mehdi Bousaidan (d'accord, oui, j'ai deux coups de coeur).

L'animateur est revenu en deuxième partie avec un monologue hilarant sur les albums de finissants. Il a présenté son propre album au public en lui lisant quelques passages. Que du bonheur! Le très mignon trop sexe Jay Du Temple, que plusieurs connaissent davantage comme le futur d'animateur d'Occupation Double que comme humoriste, a cassé la baraque avec un numéro sur l'école secondaire, parfaitement adapté à l'auditoire. Le charisme et le naturel fracassant de cet homme sur scène lui promettent un brillant avenir sous les projecteurs. S'il faut identifier un coup de coeur de la soirée, le mien reviendrait à Du Temple ET Mehdi Bousaidan (d'accord, oui, j'ai deux coups de coeur). Ce dernier a offert une performance sans fausse note. Celui qu'on pourra voir dans De père en flic 2 cet été a raconté une anecdote datant de l'époque où il fréquentait l'École nationale de l'humour et le public a eu l'impression de se retrouver autour d'une bière avec un ami. Une aisance désarmanteUn swag de fou!

Julien Lacroix, le plus jeune humoriste de la soirée, a surpris tout le monde avec son style unique et déjanté. Sans aucun doute, ce jeune homme dude fera sa place dans le milieu de l'humour au Québec. Il possède un univers bien à lui, qui surprend d'abord, puis intrigue. Guillaume Wagner et Billy Tellier, qu'on peut presque qualifier de « vieux routiers » parmi cette gang de jeunes de la relève, ont aussi livré la marchandise.

Pour conclure, Phil Roy nous a conviés à un bal de finissants; l'apothéose d'une vie d'ado. Les invités de son gala ont enfilé leurs plus beaux atours pour participer à la fête. Et, comble du spectacle, le band qui y jouait n'était nul autre que Yelo Molo, dont le succès « Gros zéro » a tant joué à la radio au début des années 2000 que les paroles resteront gravées dans notre mémoire jusqu'à la fin des temps.

Il n'y a rien de plus à dire que : #parfait. Bravo Phil Roy pour ce gala exceptionnel trop chill!