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Entrevue

Laurent Paquin achève la tournée de L'ereure est humaine

La fin justifie les moyens

Nous avons d'abord questionné l'humoriste sur le sentiment qui accompagne la fin d'une tournée de trois ans comme celle qu'il s'apprête à terminer. « C'est partagé, nous dit-il. Il y a une petite partie de moi qui craint de s'ennuyer de son show et une autre qui a hâte au prochain.

« Je suis content parce que je ne suis pas arrivé à la fin en étant écoeuré de faire mon show. Peut-être que si ma tournée durait un an de plus je m'écoeurerais, mais, après trois ans, c'est parfait. J'ai l'impression d'ailleurs que je ne ferai jamais des tournées plus longues que ça. J'ai l'impression de bien finir. Je suis content du succès de la tournée, et je m'amuse encore beaucoup à faire le spectacle. »

Quand on le questionne sur les métamorphoses qu'a subies son spectacle depuis ses premiers balbutiements, il nous répond que « ce sont surtout des détails qui ont changés. » « Je me trouve meilleur qu'au début, je maîtrise le texte beaucoup plus, je m'amuse beaucoup plus aussi. L'avantage de l'avoir fait souvent c'est que tu as envie de briser ta propre routine. »

4e one-man show : En écriture

« Je prends mon année 2016 au complet pour écrire et faire du rodage. »

« Je suis déjà dans l'écriture du prochain show. Avant L'erreur est humaine, j'ai été deux ans et demi à ne pas écrire. Je faisais de la radio et j'avais décidé de prendre une pause de one-man-show pour un petit bout. À moment donné, j'ai quitté la radio pour écrire le one-man-show et ça m'a pris presque un an avant de commencer à le roder. Là, je finis ma tournée et je n'ai pas de projets de radio, ni de télé, j'ai juste mon show. C'est différent. J'ai déjà du stock. Si mettons j'étais ben mal pris je pourrais sortir un show en 2016, mais je veux pas, j'ai le temps là, je prends mon année 2016 au complet pour écrire et faire du rodage. »

C'est le Bordel!

Laurent Paquin est depuis peu propriétaire d'un comédie club avec cinq de ses amis humoristes. « Notre comédie club c'est devenu un terrain de jeu pour essayer du nouveau matériel. Comme c'est chez nous, je monte sur scène quand je veux. Les gens sont contents de voir débarquer des visages connus. C'est une soirée d'humour traditionnel, mais lors de laquelle tu peux voir arriver Louis-José Houde parce qu'il rode son numéro du gala de l'ADISQ ou François Bellefeuille qui travaille sur son prochain spectacle. »

L'humoriste parle avec fierté de la genèse de ce projet unique. « Mike Ward, François Bellefeuille et moi étions sur un plateau de tournage. On jasait de comédie club comme quoi c'était plate qu'il n'y en avait pas en français à Montréal. On fabulait sur quel genre de comédie Club ça nous prendrait. Et finalement, Bellefeuillle a pris ça au sérieux et a commencé à faire des démarches. On a visité quelques endroits et on a finalement choisi un pub dans le Quartier Latin, qui est l'endroit parfait pour nous autres. Jusqu'à maintenant nous n'avons pas eu de show pas complet. »

Question de style

« J'ai l'impression que j'ai trouvé mon style beaucoup en animant des galas Juste pour rire. Chaque année j'ai développé mon style de gars qui chiale un peu. Ça tombé en plein à l'époque où il y avait beaucoup de critiques sur les humoristes comme quoi ils n'avaient pas assez de contenu social, politique et critique. Alors, quand j'ai commencé à animer des galas, je me suis dit que j'allais m'orienter plus "contenu social". Pendant 5 ans mon gala s'est d'ailleurs appelé : C'est quoi le problème?. »

« Juste pour rire ç'a été plus qu'important pour moi. Je pouvais mesurer à quel point ma carrière avançait juste avec Juste pour Rire. Quand j'ai fait mon premier gala, quand on m'a offert un numéro sans me faire auditionner, quand on m'a proposé un sketch avec un humoriste chevronné et quand on m'a confié l'animation de mon premier gala en solo, on tous été des indices de succès pour moi. L'année passée, j'ai fait mon douzième gala, et j'en fais encore un l'été prochain, c'est pas annoncé officiellement, mais c'est un secret de polichinelle. J'ai pas le goût d'arrêter, j'aime trop ça! »

« Je fais encore un gala Juste pour Rire l'été prochain, c'est pas annoncé officiellement encore, mais c'est un secret de polichinelle. J'ai pas le goût d'arrêter, j'aime trop ça! »

Chante Laurent Paquin

« Le premier numéro d'humour que j'ai fait qui a marché c'était à Cégep en spectacle, je faisais un personnage de chansonnier un peu granola qui faisait des chansons absurdes. J'avais les cheveux plus longs dans le temps, avec une chemise à fleurs et j'arrivais nu-pied sur scène. Je dirais que c'est la chanson qui a fait que j'ai pu me faire remarquer un peu. J'ai fait un numéro à Juste pour Rire où je faisais des chansons pour les enfants, ça avait bien marché. J'ai l'impression que ma carrière a commencée là parce que les gens ont commencé à se rappeler c'est qui Laurent Paquin. Avant, j'ai l'impression que pour les gens j'étais juste un stand-up comique comme les autres. »

« L'album c'est un trip. J'ai jamais eu la prétention d'être chanteur, mais ça fait longtemps que j'écris des chansons. Les gens me m'encourageait à faire un disque avec mes tounes. On en a vendu pas mal, pas autant que Louis-Jean Cormier, dit-il à la rigolade, mais mon album s'est bien vendu quand même. Moi je voulais juste rentrer dans mon argent. Je me suis pas mal remboursé, même que j'ai fait un peu d'argent, et là, je pense à un prochain. J'arrête pas d'écrire des tounes niaiseuses de toute façon! »

Laurent Paquin sera en spectacle à Gatineau le 14 novembre, à Trois-Rivière le 20, à La Baie le 21, au Théâtre St-Denis à Montréal le 1er décembre, à la Salle Albert-Rousseau de Québec le 2 décembre et le 3 à Sherbrooke. Pour vous procurer des billets, rendez-vous sur la page officielle de l'artiste.