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Le Fantôme de l'Opéra hante le Grand Théâtre de Québec

L'adaptation française en version concert du classique Fantôme de l'opéra de Gaston Leroux fait un tour à Québec après un passage remarqué au Théâtre St-Denis à Montréal. Voyez nos photos du tapis rouge ici.

Les irréductibles de l'oeuvre française, habitués à l'opulence et l'exubérance qui accompagnent généralement la production, seront d'abord étonnés par la sobriété de cette proposition. Pas beaucoup d'artifices accompagnent les chanteurs sur scène si ce n'est de cet immense lustre, pièce maîtresse de l'oeuvre de Leroux. Ils sont, par contre, parés de somptueux costumes et se déplacent au-devant de la scène (le fond est occupé par l'orchestre) dans une valse fluide, habilement chorégraphiée par Maud St-Germain.

Étienne Cousineau, que plusieurs ont découvert à La voix, agit ici à titre de metteur en scène. On peut dire qu'il a fait un travail exceptionnel, considérant l'espace restreint avec lequel il devait travailler. Les artistes se déplacent ingénieusement entre les micros disposés sur des pieds tout au long de la scène et la fumée qui enténèbre certaines scènes apporte l'aspect lugubre recherché.

La principale qualité de la production repose sur les voix de ses interprètes. Si par moment on a du mal à comprendre les mots exacts qu'ils prononcent, l'émotion atteint directement le coeur et nous transporte au 19e siècle à Paris. Anne-Marie Suire est fabuleuse sous les traits de la douce Christine et Hugo Laporte nous hypnotise dans le rôle du Fantôme. Frédérike Bédard (Carlotta) étonne par la puissance de sa voix alors que Michaël Girard (Raoul) nous charme dès son entrée en scène. La distribution assure à tous les niveaux.

Évidemment, aussi, impossible de passer sous le silence le talent de la trentaine de musiciens, tapis dans l'ombre. La magie opère lorsque les voix se jumèlent aux instruments. Le fantôme de l'opéra nous offre un plaisir envoûtant qu'on ne doit pas bouder.