Critique et Galerie de photos

Festivent 2015 : Pennywise complètement survolté

Pennywise est définitivement un groupe qui sait faire lever le party. À travers les innombrables « fuck » et « motherfucker » prononcés candidement, le groupe punk-métal-rock-hardcore (difficile de déterminer exactement le style musical de Pennywise) a su séduire la foule de fidèles dès les premiers instants alors que le chanteur Jim Lindberg est entré en filmant les spectateurs du Festivent avec son téléphone cellulaire.

Une foule de situations complètement loufoques ont eu lieu dimanche soir sur la scène Loto-Québec. Après que le chanteur ait emprunté la caméra d'un des photographes qui se tenaient dans le pit photo pour prendre des clichés de la foule, le guitariste Fletcher Dragge a interpelé un vendeur de bières, lui a dit qu'il achetait toutes les canettes de sa caisse et lui a demandé de donner les bières en question aux spectateurs qui se tenaient dans les premières rangées. Lindberg est immédiatement intervenu, spécifiant que « légalement », il se dissociait complètement de cette décision étonnante de son collègue, puisque, évidemment, les cartes d'identité des festivaliers n'ont pas été demandées lors de cette distribution inopinée d'alcool gratuit.

En plus d'avoir interprété plusieurs pièces de leurs albums studios dont « Fight Till You Die », « Rules », « Something To Change », « Same Old Story » et « Fuck Authority », les membres de Pennywise ont repris une chanson du groupe Bad Religion et ont fait une version des plus mordantes de « (You Gotta) Fight for Your Right (To Party!) » des Beastie Boys. Ils ont même demandé à la foule quelle chanson ils devraient interpréter ensuite. Ils ont donné le choix aux spectateurs entre une chanson de Nirvana ou des Ramones. Nirvana a gagné sans équivoque. Pennywise a donc chanté « Territorial Pissings » au grand bonheur de la foule, en prenant bien soin, bien sûr, de lancer un « Fuck You Courtney Love » en introduction.

Le groupe a évidemment joué sa populaire version de « Stand By Me ». Mais, plutôt qu'une interprétation classique (le classicisme n'était définitivement pas une option ce soir au Festivent), ils ont invité sur scène un inconnu, qui avait, semble-t-il, fait le soundcheck avec le groupe l'après-midi même, pour qu'il interprète le désormais classique de la formation devant les nombreux fidèles. L'homme en question, qui se prénommait Martin, vivait définitivement le plus beau moment de sa vie. Il a remercié le groupe de la Californie et la foule après sa performance avant que le chanteur lui demande poliment de rejoindre l'arrière-scène. Un moment franchement étrange, mais qui prouve la générosité sans borne du quartette et sa folie irrésistible.

Une soirée sous le signe de la désinvolture et de l'ivresse... toutes formes confondues.