Publicité

Sophie Nélisse et Dafne Keen tentent d'échapper à une malédiction dans un film d'horreur efficace

3.0
Notre critique

Est-il possible d’échapper à la malédiction d’un sifflet de la mort aztèque? C’est ce que tentent de découvrir deux adolescentes dans ce film d’horreur qui rappelle à la fois Destination ultime et Traquée.

Comment expliquer que les films d’horreur mettent si fréquemment en scène des adolescents? On pense à Halloween, Vendredi 13, Les griffes de la nuit, Frissons et tant d’autres. Peut-être est-ce parce que les personnages de jeunes gens ont beaucoup de temps libre pour traîner avec leurs amis, faire la fête et prendre de mauvaises décisions, alors que les adultes passent la plupart de leurs journées à travailler et de leurs soirées à s’occuper de leur famille. Ou est-ce simplement parce que les ados sont friands de films de peur, qu’ils aiment se voir représentés à l’écran et que les studios de cinéma répondent à la demande?

À l’école secondaire de Pellington, une petite ville nord-américaine anonyme, le joueur de basket-ball étoile Mason (Stephen Kalyn, Seule au front) est soudainement frappé par des visions cauchemardesques durant un match. Il est le seul à voir ce qui semble être un démon consumé par le feu s’approcher de lui peu à peu. Après la victoire de son équipe, le sportif récupère un mystérieux artéfact dans son casier et tente de le détruire, mais il est quand même incinéré vivant par la sinistre apparition…

Six mois plus tard, Chrys (Dafne Keen, Logan) emménage chez son cousin (Sky Yang, Rebel Moon) et intègre Pellington Hill School, précédée par des rumeurs selon lesquelles elle serait fraîchement sortie d’une cure de désintox ou pire. Elle hérite par ailleurs du casier de Mason, où elle trouve l’infâme artéfact, qui s’avère être un sifflet de la mort aztèque. La légende veut que si l’on entend quelqu’un souffler dans cet objet ancien, on soit condamné à voir l’heure de son trépas futur être devancée, une malédiction qui évoque un croisement entre Destination ultime et Traquée.

Chrys devra mener une enquête à la Scooby-Doo pour trouver un moyen de survivre. Elle peut heureusement compter sur l’aide de sa nouvelle amie Ellie. Cette dernière est interprétée par l’actrice québécoise Sophie Nélisse, qui a déjà fait sa marque aux États-Unis en jouant dans la série Yellowjackets et plus récemment dans Heated Rivalry. Keen et Nélisse forment un duo attachant, entre qui se développe une jolie histoire d’amour. Ceci fait qu’on est d’autant plus investi dans le récit, car on souhaite ardemment que les deux jeunes femmes s’en sortent et puissent profiter de leur relation naissante. Mais est-il possible d’échapper à la mort, fatalité qui attend chacun de nous tôt ou tard?

Tel que réalisé par Corin Hardy (La religieuse), qui parsème son film de clins d’œil à des cinéastes comme David Cronenberg et Paul Verhoeven, Sifflet maudit ne réinvente pas le genre, mais s’avère plutôt efficace. On sent bien la menace surnaturelle rôder autour des protagonistes alors qu’elles déambulent dans des décors qui sont souvent atmosphériques d’emblée, comme cette foire agricole avec un labyrinthe de bottes de foin jumelé à une maison hantée ou cette aciérie déserte où elles se retrouvent en pleine nuit. Quant aux scènes d’horreur, elles sont sanglantes à souhait, avec des maquillages monstrueux et des effets gore très réussis.