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Le rock progressif de Primus fait planer le Centre Vidéotron

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Dans le cadre de sa plus récente tournée nord-américaine, A Tribute to Kings, le groupe de rock progressif Primus s'arrêtait dans la Capitale Nationale ce mardi. Les trois membres de la formation américaine se sont exécutés devant quelques milliers de personnes dans la plus petite déclinaison du Centre Vidéotron. Le chanteur Les Claypool a d'ailleurs souligné que c'était étrange de jouer dans une toute petite partie d'un si grand amphithéâtre. « J'imagine que c'est la meilleure partie », a-t-il lancé à ses fans entassés dans quatre sections.

La première partie du spectacle était consacrée à leurs propres pièces, tirées de leurs 15 albums en carrière. Ils ont aussi interprété leur nouveau single, « Conspiranoia ». Précisons que le groupe a récemment fait paraître du nouveau matériel; cela faisait pas moins de cinq ans qu'il n'avait rien présenté au public. S'il y avait quelques éclairages colorés sur scène, il n'y avait aucune lumière (ou presque) sur les musiciens, un choix étrange puisque les spectateurs pouvaient difficilement distinguer les artistes qu'ils ont pourtant payé pour voir. On s'imagine que pour Primus la musique est plus importante que ceux qui la font...

Si la première moitié était plutôt planante, le groupe s'est défoulé un peu plus en deuxième partie alors qu'il a rendu hommage à la formation canadienne Rush. Les trois musiciens ont interprété l'ensemble de l'album A Farewell to Kings, sorti en 1977 et sacré disque d'or aux États-Unis en seulement deux mois. Précisons que les gars de Primus étaient des fans de Rush avant de devenir de grands amis avec ses membres dans les années 90. « Nous voulions être certains de bien faire quelque chose pour Neil [Peart], qui a quitté ce monde », a indiqué le chanteur avant d'entonner « Closer to the Heart ».

Munis de leurs guitares à doubles manches, Les Claypool et Larry LaLonde ont impressionné par leur technique irréprochable. Tim Alexander était aussi d'une efficacité redoutable, même si on le voyait à peine, caché par son immense batterie au fond de la scène. Attentive et admirative, la foule battait la mesure avec sa tête, sans faire de vagues. Le parterre dodelinait doucement sous les effluves de substances herbacées.

Pour le rappel, Primus est revenu avec son propre répertoire. Somme toute, on peut parler d'une soirée enveloppante, envoûtante, d'une durée de pas moins de 2 h 30, que les invétérés ont certainement grandement appréciés.