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Pari réussi pour Pierre-Yves Roy-Desmarais pour son premier Gala Comediha! 2021

Pierre-Yves Roy-Desmarais était en charge du dernier gala de l'édition 2021 du ComediHa! Fest Québec. Il s'agissait de sa première animation de ce type en carrière. Il a amorcé le tout en force avec une comédie musicale qui parodiait les galas d'humour traditionnels. Daniel Grenier jouait le rôle de l'avare producteur (avec une saucisse à hot dog en guise de cigare), Hugo Girard a fait une apparition éclair en tant que vedette surprise alors que Luc Langevin est débarqué sur scène pour une seconde seulement, question de remplir le quota « magie » de la soirée. En plus de 6 danseurs, Brian Piton accompagnait également Pierre-Yves Roy-Desmarais sous les traits d'un technicien de ComediHa. Ce dernier, d'abord venu réparer le micro défectueux de l'animateur, en a profité pour vivre son moment de gloire. Il est revenu ensuite à quelques reprises durant le gala pour voler le spotlight à la tête d'affiche.

On doit dire d'abord que Pierre-Yves Roy-Desmarais a réuni sur la scène du Capitole de Québec ce samedi la crème de la relève en humour. Les noms des trois premiers invités de la soirée risquent d'ailleurs de se retrouver sur toutes les lèvres très bientôt. Charles Pellerin, Marylène Gendron et David Beaucage ont livré des numéros d'une incroyable efficacité. Le premier a abordé le divorce de ses parents, la seconde a traité de son malaise avec la nudité et les régimes, puis le dernier a interprété deux chansons hilarantes; une sur sa peur de Greta Thunberg et l'autre, décalée, sur la mort de sa grand-mère. Louis T, qui les succédait, a lu des commentaires de voyageurs dans les tout-inclus, laissés sur différents sites touristiques. C'était formidablement divertissant! Les Denis Drolet ont fermé la marche avec deux chansons : leur classique « Monsieur Loizelle » en l'honneur du travail acharné des professeurs pendant la pandémie et une autre, plus sérieuse disait-il, composée uniquement de bruits de rots et de pets.

Au retour de l'entracte, Pierre-Yves Roy-Desmarais a abordé les rêves d'enfance en indiquant qu'il souhaitait depuis très longtemps être humoriste. Jeune, en regardant le spectacle de Lise Dion, il s'imaginait auprès d'elle lors de son célèbre numéro du piano-bar à parler contre les hommes. La principale intéressée est alors débarquée sur scène et l'humoriste a pu accomplir son fantasme. Ils ont interprété quelques pièces en duo avant de céder leur place au prometteur Alexandre Forest, qui a livré un texte excessivement efficace et bien maîtrisé sur l'identité sexuelle. Daphnée Létourneau, qui le suivait, s'est attaqué à un sujet tabou, l'avortement, avec pertinence et aplomb. Anas Hassouna a également charmé le public avec son « humour de monoc' » refoulé et Guillaume Pineault a démontré une fois son aisance incroyable et son delivery impeccable en racontant les échecs de sa remise en forme.

Le tout s'est conclu par un hommage à Pierre-Yves Roy-Desmarais qu'il avait lui-même orchestré. Pour l'occasion, Marie-Élaine Thibert a repris certains de ses plus grands succès et Steeve Diamond est venu faire une imitation d'un autre Pierre-Yves [Mcsween]. L'animateur a fini déguisé en roi et levé de terre par des câbles. On peut dire que Pierre-Yves Roy-Desmarais méritait définitivement sa couronne : il a livré une performance royale.