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Impolie de Mariana Mazza : Des tonnes de rires, sans compromis

On sait que Mariana Mazza ne fait pas dans la dentelle. On n'étonnera donc personne en disant que, cette fois encore, elle ne mâche pas ses mots et attaque de front chacun de ses sujets, sans jamais emprunter de raccourci.

On peut même dire que pour ce nouvel effort scénique, l'humoriste a mis la pédale au plancher et pousse la note de la vulgarité et de l'impudeur à son paroxysme. Elle est à peine débarquée sur scène que déjà, elle lance quelques gags scatologiques particulièrement crus. Elle avertit d'emblée la foule que les blagues de caca seront nombreuses : on ne peut pas dire que nous n'avons pas été prévenus!

L'aplomb dont elle fait preuve lors de cette introduction graveleuse est remarquable. Son énergie, sa fougue, son mordant font d'elle un personnage incomparable dont on ne peut s'empêcher de s'enticher. Mariana Mazza abordera ensuite, toujours avec la même désinvolture, son renvoi de Salut bonjour et sa relation avec ses fans. D'ailleurs, l'humoriste interagit à plusieurs reprises avec son public, toujours de façon très cinglante. Elle s'adressera notamment à un couple de lesbiennes avec une déconcertante franchise pour expliquer qu'elle tape souvent dans l'oeil des femmes : « Attrapez-les toutes : Pokénoune ».

Elle interpellera également un homme dans les premières rangées avec une calvitie apparente en lui disant : « monsieur, vous avez une couronne, rasez ça, vous n'êtes pas un roi ». C'est assez brutal, mais dans sa bouche, ça passe. Elle parlera aussi de l'importance de l'honnêteté pour elle, de sa visite dans un bar de danseuses, de masturbation, de sa mère et d'un de ses complexes : la profondeur de son nombril. « Yé tellement creux que quand je mets mon doigt dedans j'ai un orgasme et une envie de chier », lancera-t-elle. La soirée se terminera alors que l'humoriste lira le journal de bord qu'elle a rédigé lors de son plus récent voyage en Europe avec sa divertissante maman.

Ce deuxième spectacle de Mariana Mazza ne manque pas de mordant, mais d'un peu de profondeur, certainement. On sait qu'elle est capable de traiter de thématiques plus graves avec intelligence, elle l'a fait dans son premier one-man-show, donc pourquoi ne pas élever le propos un tout petit peu? Les « dildos double pénétration » et « vieilles queues molasses » seraient encore mieux accueillis s'ils étaient précédés ou succédés d'une réflexion quelconque.

Malgré tout, l'impétuosité de la jeune femme, son charme brut, lui permet de se faire pardonner bien des choses. Son spectacle aurait peut-être nécessité une ligne directrice plus claire et un propos plus soutenu, mais Impolie sert tout de même ce qu'il promet : des tonnes de rires, sans compromis.