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Humour

Guy Nantel n'a rien perdu de son mordant avec son nouveau spectacle Bienveillant

Sur la photo : Guy Nantel

Hier, Showbizz.net était au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts pour assister à la première médiatique du 7e one-man-show de Guy Nantel, intitulé : Bienveillant. Puisqu'il est passé maître dans l'art du « sans filtre » grâce à son légendaire franc-parler, inutile de souligner notre étonnement face au choix du titre de son nouveau spectacle. Même si certains ont craint qu'il allait basculer dans le « politiquement correct », nous tenons à vous rassurer, ce ne fut pas du tout le cas.

Dès l'ouverture de son spectacle, l'humoriste a donné le ton en se payant la gueule des anglophones à l'aide d'un enregistrement audio les invitant à rester assis en cas de feu. « Bonjour, Hi! » nous a-t-il ensuite lancé en mettant les pieds sur scène. Les anglophones n'étaient pas sortis du bois toutefois, puisqu'après avoir offert un mea culpa un peu ironique, il a ajouté ceci : « ... And even if there is no fire, please get de f*** out of here! ». Traduction : « ... Et même s'il n'y a pas de feu ce soir dans la salle, veuillez s'il vous plaît sacrer le camp d'ici! »

Il a donc lancé le bal ainsi, en restant fidèle à sa réputation, en fin de compte. Ses prochaines victimes? Les vedettes. Il s'est même défendu d'en être une, prétextant qu'il était plutôt un artiste. C'est d'ailleurs durant ce segment qu'il en a profité pour s'en prendre au phénomène de la téléréalité.

Tu fais juste frencher un idiot dans un bain tourbillon, pis tu deviens une vedette!

Il n'hésite pas non plus à donner son opinion sur les personnalités qui lancent des fondations, écorchant par le fait même celui qui est allé sur la lune, Guy Laliberté, et sa fondation One Drop qui vise à favoriser l'accès à l'eau potable. Son motif? Il prétendait que la fortune du fondateur du Cirque du Soleil pourrait à elle seule, venir à bout de la soif dans le monde. « Le quêtage me tombe sur les nerfs. »

Pour répondre à son questionnement à propos de l'effondrement de notre société, Guy Nantel a revisité quelques gaffes monumentales des gouvernements en général et de la CAQ et ses ministres plus récemment, en prenant bien soin de nous citer des chiffres pour éclaircir ses propos. Prenons ArriveCan, qui devait nous coûter 80 000 $ et qui nous en a finalement coûté 60 millions.

750 fois le prix de départ! ... Ç'a l'air qu'il y a eu des extras.

L'humoriste a aussi abordé durant la soirée les thèmes suivants : les analphabètes politiques, les cancellés, le sexe, l'âge, les maladies mentales et la version américaine de Youppi, c'est-à-dire Donald Trump. Non, celui-ci n'y a pas échappé.

Nous avons particulièrement apprécié le segment consacré aux préjugés. Selon Guy Nantel, personne au monde ne peut dire qu'il ne nourrit jamais d'idée préconçue. C'est d'ailleurs lorsqu'il visite ce sujet davantage, que nous comprenons un peu plus la raison pour laquelle le mot bienveillant est associé à son septième spectacle.

Si beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses ont été dites sur un rythme effréné tout au long des 90 minutes (c'est à se demander comment l'humoriste a fait pour tout mémoriser); si de nombreux malaises ont aussi été créés (bien que certains aient été habilement dédramatisés ensuite); si quelques gags auraient pu à notre avis être évités (bien qu'il nous ait avisés qu'il ne se censurerait pas : « J'ai décidé de ne plus faire attention à ce que je dis. Annulez-moi! »), l'appel à l'unité, à l'unicité et au mieux vivre ensemble que Guy Nantel nous laisse comme message final, a de quoi nous faire réfléchir en tant que société. Et ça, on aime ça!

Le spectacle d'humour Bienveillant de Guy Nantel part en tournée. Vous pouvez vous procurer des billets au guynantel.com.

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