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Humour

Dominic Paquet conserve la recette gagnante avec J'comprends la game

Dominic Paquet

Ce jeudi, les adeptes d'humour de la Vieille-Capitale accueillaient le sympathique Dominic Paquet, qui lançait officiellement son cinquième one-man-show, intitulé J'comprends la game. Ce nouveau tour de piste, à la hauteur des attentes très élevées, a été accueilli comme il se doit par un public conquis d'avance de la Salle Albert-Rousseau. À 50 ans, Dominic Paquet explique vouloir se renouveler et faire davantage dans l'humour intelligent, pour que les spectateurs l'interpellent différemment dans la rue. Une résolution rapidement oubliée pour revenir à la recette gagnante.

Depuis toutes ces années, Dominic Paquet a su parfaire un style bien à lui, qui le différencie de tous les autres spectacles offerts dans le circuit de l'humour québécois. Il propose en ce sens un savant mélange de fines observations sur le genre humain et de sincères niaiseries, un cocktail formidable qui a fait ses preuves et dont on ne pourrait plus se passer.

L'humoriste est capable de nous faire voyager d'un univers à l'autre, d'un personnage à l'autre, en modulant simplement sa voix ou en transformant ses mimiques. Le résultat est à la fois criant de vérité et hilarant. Impossible de ne pas éclater de rire en le voyant personnifier le couple qui aime les restaurants haut de gamme, le fleuriste qui finit ses phrases avec des sons inaudibles ou l'homme rassurant qui chuchote ses réponses. Impossible aussi de garder notre sérieux en le regardant interpréter « Chanson populaire » de Claude François ou en assistant aux éloges funèbres pénétrants de Claude, décédé dans des circonstances tragiques.

En ce sens, l'humoriste revisite, dans son monologue, certains de ses sujets de prédilections, en faisant d'ailleurs quelques clins d'oeil à ses précédents spectacles, dont le fameux « sa'de chip » qui a été chaudement acclamé par la foule ce mardi. Il nous parle ainsi de restauration, des animaux, de sports inusités et de plusieurs autres sujets qui touchent au quotidien. Il pimente ses histoires d'anecdotes personnelles et de réflexions sur le temps qui passe et sur certains changements de société qui peuvent paraître incongrus, en tentant de les expliquer du mieux qu'il peut. Parce que lui, il a compris la game! Ses numéros sur les conducteurs de pick-up et sur son Golden Doodle valent à eux seuls le détour.

Le pick-up, c'est le seul qui a des sièges en peau de wokes.

Au final, Dominic Paquet semble se questionner sur un univers de possibles pour semer la joie et réduire la solitude, alors qu'il incarne à lui seul la solution à tous de ces problèmes. Tel un bon cornet de crème glacée, l'humoriste met un baume sur tous nos maux et nous colle un sourire au visage pour plusieurs heures. On serait fou de s'en passer!

Si vous avez compris la game et pour toutes les dates de spectacle, c'est par ici.

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