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Home Sweet Home Alone : le désastre anticipé

Le public est tellement attaché aux deux films de la série Home Alone mettant en vedette Macaulay Culkin qu’il a tendance à oublier que ceux-ci ont été suivis par trois longs métrages de piètre qualité entre 1997 et 2012.

Les deux premiers opus de ce « Die Hard pour toute la famille » sont inscrits à jamais dans les traditions du temps des Fêtes, jouissant d’une valeur de réécoute quasi infinie.

Nous avons droit cette année à Home Sweet Home Alone, une suite/remake qui échoue lamentablement tout ce qu’elle entreprend.

Le film récupère la même prémisse à quelques détails près : un jeune garçon est oublié à la maison par sa famille au moment de partir en voyage à Tokyo.

Quelques secondes après avoir pris conscience de la situation, Max s’empiffre de sucreries et s’empresse de faire tout ce qui lui est interdit en temps normal. Rien de nouveau sous le soleil.

Ceci étant dit, l’enfant oublié n’est pas le personnage principal du film cette fois-ci. Nous sommes plutôt invités à suivre la quête d’un couple aux prises avec d’importants problèmes d’argent, qui risque de perdre sa maison durant la période des Fêtes s'il ne trouve pas une solution rapidement.

Cette solution prendra la forme d’une poupée rare valant plusieurs centaines de milliers de dollars qui appartenait à la mère du mari.

Soupçonnant Max de lui avoir volé ladite poupée, le couple se résout à entrer par effraction chez lui pour la récupérer, croyant la demeure inoccupée.

Dès lors, les artisans derrière ce joyau cinématographique s’attendent à ce que nous riions allègrement de deux individus déjà fragilisés se faisant malmener physiquement par les machinations d’un gamin. Un garçon pour lequel les scénaristes s’assurent d’ailleurs que nous ne développions pas une once de sympathie, et ce, dès les cinq premières minutes du film.

Vous avez bien lu, en ces temps particulièrement précaires, Home Sweet Home Alone propose de regarder deux parents aimants, cherchant désespérément une façon de sauver ce qu’ils ont bâti pendant des années, se faire humilier et ruer de coups… Hilarant, n’est-ce pas?

Vous avez ici la preuve que personne ne prenait le projet suffisamment au sérieux pour lire attentivement le scénario avant d'entamer le tournage.

Les dix dernières minutes tentent, évidemment, d’apporter un peu de bon sens et de bons sentiments à cette farce grotesque, mais avec le doigté et la subtilité d’un bulldozer.

Devant les caméras, Ellie Kemper et Rob Delaney font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont entre les mains, mais le reste des interprètes sont tous particulièrement mal dirigés (en particulier la mère de Max, à des années lumières de Catherine O'Hara).

Au-delà des enjeux de base, le film ne développe absolument rien, et ne se contente que de sauter d’un moment clé à un autre sans la moindre parcelle d’intelligence ou d’imagination. Le tout en n’ayant pas non plus la moindre idée de ce qui faisait réellement le charme des films originaux.

Il n'y a aucune leçon ou morale à en tirer. Il n'y a aucun moment tendre ou la moindre réflexion pour justifier le reste du récit, dont la logique ne tient qu'à un fil.

Les auteurs osent même introduire à un certain moment, par l'entremise d'un autre personnage, la blague la plus éculée de ce genre de projets, soulignant l'inutilité des remakes, qui ne sont jamais aussi bons que les originaux.

Home Sweet Home Alone sera disponible à compter du vendredi 12 février, sur Disney+.