Luc Dionne s’explique à propos d’une intrigue critiquée de District 31

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Voilà qui est très pertinent comme intervention.

Personne n’est à l’abri des critiques des internautes et téléspectateurs, pas même Luc Dionne qui écrit District 31, la quotidienne qui rallie près de 1,3 million de curieux chaque soir.

On comprend que l’auteur a dû recevoir plusieurs commentaires sur sa nouvelle intrigue pour sentir le besoin d’intervenir avec une longue explication sur les réseaux sociaux. On parle évidemment de l’intrigue dans laquelle une jeune femme arabe est accusée de bafouer l’honneur de sa famille lorsqu’elle refuse un mariage arrangé et fuit son foyer pour vivre sa vie amoureuse. Son père et son frère feront tout pour la faire payer.

Cela n’est pas sans rappeler un crime d’honneur sordide survenu au Canada en 2009 et dont l’auteur fait mention dans son commentaire. D’ailleurs, la finale de l’épisode de mercredi était franchement percutante et glaçait le sang.

Dans son plaidoyer plus qu’intéressant, Luc Dionne indique avoir notamment reçu la critique suivante :« Vous avez une responsabilité monsieur Dionne. Celle de ne pas véhiculer des préjugés et coller des étiquettes sur des membres de minorités culturelles du Québec »

Voici sa réponse : « Il est toujours risqué de porter un jugement à partir du prisme de nos propres expériences. L’histoire de cette semaine n’est pas plus ou moins importante que celle de la semaine passée ou de celle de la semaine prochaine. J’en suis presqu’à trois cents épisodes maintenant. J’ai traité de toutes sortes de sujets qui mettaient en cause des Blancs, des Noirs, des Asiatiques, des Russes, des Arabes, des proxénètes, des avocats, des ripoux, des politiciens corrompus, des motards criminalisés, un gourou du « Born Again Christian ». J’ai parlé de prostitution juvénile, de pédophilie, de meurtre, de corruption, de disparition d’enfants, de violence conjugale, d’abus de personnes âgées, etc. Je raconte le quotidien d’un poste de police. À part quelques exceptions, tous ceux et celles qui s’y retrouvent y sont parce qu’ils ou elles ont commis (ou subi) un acte criminel. C’est la nature de la bête. Les crimes d’honneur font partie du paysage criminel canadien. Au moment où l’on se parle, des gens, partout en Amérique du Nord, sont victimes de la folie des hommes. Les criminels et les sans scrupules n’ont pas de race ni de couleur. Ils sont blancs, noirs, asiatiques, russes, libanais, italiens, canadiens, québécois… Ils sont catholiques chrétiens, protestants, musulmans, bouddhistes, athées… Ils sont aussi prêtres catholiques (et oui… même eux)! J’ai écrit sur la mafia italienne sans jamais croire que tous les Italiens étaient mafieux. J’ai écrit sur les gangs de rue sans penser que les Noirs étaient tous des criminels. J’ai écrit sur les Latinos sans penser que les Sud-Américains étaient tous des bandits. On m’a dit: «Vous avez une responsabilité monsieur Dionne. Celle de ne pas véhiculer des préjugés et coller des étiquettes sur des membres de minorités culturelles du Québec». Rona, Zainab, Sahar et Geeti Shafia ne sont pas des préjugés. Elles ont été victimes d’un crime d’une barbarie sans nom. Elles sont la preuve que les crimes d’honneur existent au Canada. – LUC DIONNE. »

Rappelons que l’auteur a récemment défendu la comédienne Geneviève Brouillette, qui se faisait vilipender sur les réseaux sociaux.

On aime beaucoup ces interventions ponctuelles de l’auteur.

Et vous, que pensez-vous de l’intrigue de cette semaine de District 31?

Stéphanie Nolin Littéraire de formation, passionnée du septième art, téléphile, mélomane curieuse, blogueuse culinaire en dilettante, férue de mots et de culture. Après une incursion prolongée dans le monde des communications universitaires, elle peut maintenant dire qu'elle concilie travail et passion en écrivant pour Cinoche.com et Showbizz.net... et elle ne s'en plaint pas du tout.

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